L'EPFZ laisse Schneider-Ammann en rade

SuisseLe président de la Confédération cite le président de l'EPFZ comme personnalité soutenant la campagne pour RIE III. L'école refuse de prendre position.

Johann Schneider-Ammann a-t-il gaffé avec le président de l'EPFZ?

Johann Schneider-Ammann a-t-il gaffé avec le président de l'EPFZ? Image: youtube.com/WBF DEFR EAER

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Johann Schneider-Ammann a essayé d'embrigader le président de l'École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), Lino Guzzella, dans sa campagne de soutien en faveur la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III).

Dans une vidéo destinée aux réseaux sociaux, le président de la Confédération y déclare que le président de l'EPFZ appelle à voter oui le 12 février 2017. Ce qui a créé un certain émoi au sein de la vénérable institution, comme le rapporte le Blick dans son édition du 14 décembre.

La vidéo de Johann Schneider-Ammann

Le tabloïd zurichois a donc cherché à savoir si Lino Guzzella soutenait vraiment RIE III, mais il a dû abandonner après cinq jours d'attente et dans l'impossibilité de le contacter. C'est que le sujet est sensible à l'EPFZ où la direction est tiraillée entre des abattements fiscaux et la crainte d'effaroucher des entreprises friandes de recherches.

«Lino Guzzella est une des voix les plus importantes pour la formation et la recherche en Suisse», explique Noé Blancpain, responsable de la communication chez Johann Schneider-Ammann. Deux tiers des financements dans la recherche sont en effet alimentés par le secteur privé et il faut donc des entreprises saines. «Le système des «patent box» de RIE III favorise ces activités», reconnaît le porte-parole.

Les «patent box» sont des encouragements à la production dans le domaine de la recherche et développement, et forment une des innovations de la nouvelle réforme.

Le PS en embuscade

Le président du PS, Christian Levrat, s'est engouffré dans la brèche. «RIE III va coûter trois milliards par an, dont rien que 1,3 milliard pour la seule Confédération. Si cet argent venait en effet à manquer, l'EPFZ serait directement impactée. Et le crayon rouge serait vite dégainé dans la formation.»

Christian Levrat demande donc que l'EPFZ se prononce contre RIE III et plaide pour une nouvelle version «sans les trous à milliards». Qui comprendrait également un modèle redéfini de patent box pour soutenir la recherche mais sans sacrifier des milliards dans le budget de la Confédération.

Créé: 14.12.2016, 14h07

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