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Les espions aiment se retrouver en Suisse

Notre pays serait devenu un point de rencontre prisé pour des services de renseignement étrangers.

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a connaissance du fait que de tels rendez-vous ont aussi lieu dans notre pays.
Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a connaissance du fait que de tels rendez-vous ont aussi lieu dans notre pays.
Keystone

La Suisse est un lieu de rencontre apprécié par les services de renseignement étrangers. Ces rendez-vous servent à donner de nouvelles missions à des informateurs venant de pays tiers, à les payer ou à récupérer des informations, révèle la NZZ am Sonntag. Selon le journal dominical, qui cite une personne bien informée, ces «rencontres entre pays tiers» ont augmenté ces dernières années.

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a connaissance du fait que de tels rendez-vous ont aussi lieu dans notre pays. Mais il ne possède pas de données chiffrées sur le phénomène. «Les rencontres entre pays tiers sont un phénomène qui a toujours existé. L’augmentation des flux de voyages en général les a rendues encore plus facile», précise une porte-parole.

Outre sa situation centrale, sa facilité d’accès, ses infrastructures et son affiliation à l’espace Schengen, la Suisse offre un niveau élevé de sécurité publique avec peu de contrôles et la possibilité de se mélanger discrètement aux touristes et autres voyageurs d’affaires. Jusqu’à récemment, notre pays manquait aussi de moyens pour contrer ce phénomène, explique la NZZ am Sonntag. Depuis septembre 2017, la loi sur le renseignement en offre davantage.

Le SRC s’efforce d’empêcher ces rencontres ou, au moins de les perturber. Des cas particuliers peuvent être transmis aux autorités de poursuite pénale. Selon une fiche d’information du SRC, ces rendez-vous ne sont punissables que si l’objectif est de collecter des renseignements militaires. «Des rencontres en Suisse entre pays tiers sur d’autres thèmes – sans exploration de cibles suisses – ne sont pas interdites, mais indésirables. Elles sont en contradiction avec la souveraineté de la Suisse et peuvent concerner la préparation d’opérations allant contre les intérêts de la Suisse», lit-on encore dans ce document.

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