«L'Etat ne doit plus engager d'étrangers»

SuisseLe conseiller national Toni Brunner estime que le combat contre l'immigration n'est pas terminé. Et qu'un rejet de RIE III ne serait pas tragique.

Pour Toni Brunner, la libre-circulation reste l'ennemi à abattre.

Pour Toni Brunner, la libre-circulation reste l'ennemi à abattre. Image: Keystone

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Toni Brunner, ex-président de l'UDC Suisse, revient, dans une interview accordée au Blick, sur l'initiative UDC «Contre l’immigration de masse», trois ans après son approbation dans les urnes.

Et parmi ses nouvelles propositions pour arrêter une immigration qui reste «toujours très élevée» à ses yeux, il demande à ce que la Confédération n'engage plus d'étrangers dans l'administration fédérale. «Nous avons une relève académique et nous n'avons plus besoin de professeurs qui viennent d'Allemagne.»

Un allemand sans accent

Le conseiller national s'irrite d'être confronté dans l'administration à des interlocuteurs qui parlent un allemand sans accent. Il travaille actuellement à une motion pour interdire le recrutement à l'étranger. «Et je souhaite que nos parlementaires cantonaux, voire communaux, fassent de même à leur niveau.»

Il estime que la Confédération doit donner l'exemple. «Il y a assez de Suisses et d'étrangers déjà présents dans le pays pour accomplir toutes ces tâches. Pas besoin d'aller les chercher. Il y a déjà assez d'étrangers qui enseignent à nos enfants. L'Etat doit appliquer complètement la préférence indigène.»

RIE III et RASA

La libre-circulation reste toujours l'ennemi à abattre. «L'UDC travaille à différents textes d'initiative mais il faut d'abord se débarrasser de l'initiative RASA. Et si cela devait mal tourner, l'initiative pour la fin de la libre-circulation resterait un atout important dans notre manche. Ce sera une question cruciale pour la Suisse. La Suisse doit-elle garder la libre-circulation et rester opprimée par l'UE? Nous n'en voulons pas.»

Quant à la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), il rappelle que son parti milite pour le «oui». «Sinon, il y a aura simplement une nouvelle réforme, ce n'est pas dramatique mais cela engendrera des lourdeurs et des incertitudes. Mais la campagne coordonnée par Economiesuisse, avec un très fort accent mis sur de futures campagnes sur des votations européennes, est à mon avis un autogoal et n'est pas appréciée dans nos rangs.»

Créé: 09.02.2017, 13h37

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