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Etudiants en colère face au doublement des taxes

Confronté aux coupes budgétaires, Patrick Aebischer veut faire passer les taxes de 1200 à 2400 francs par an. Consternation

Pour les étudiants de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), la menace se concrétise. Leurs taxes d’études pourraient passer de 1200 à 2400 francs dès 2017. Patrick Aebischer, le président de l’institution, articule ce chiffre dans la Schweiz am Sonntag . Le président du Conseil des EPF, Fritz Schiesser, avait déjà évoqué la possibilité d’une hausse des taxes dans la presse, sans en préciser clairement le montant. Ces annonces font suite au programme d’économies 2017-2019 du Conseil fédéral, qui prévoit de réduire de 500 millions de francs les investissements dans la formation et la recherche. Cette mesure inquiète aussi les milieux économiques («24 heures» du 22 janvier), surtout dans le con­texte de mise en œuvre de l’initiative «Contre l’immigration de masse». Patrick Aebischer redoute d’ailleurs qu’un oui des Suisses à l’initiative UDC «Pour le renvoi effectif des étrangers criminels», le 28 février, ne complique encore les relations avec l’Union européenne.

Selon lui, le paysage de la formation traverse sa plus grande crise depuis quinze ans. Le programme d’économies? «Tout le monde parle de la Silicon Valley. Seulement, beaucoup de personnes oublient qu’elle n’existerait pas sans Stanford et Berkeley», s’exclame-t-il. Concernant les taxes, elles n’ont pas augmenté depuis vingt ans. La mesure rapporterait 9 à 10 millions de francs à l’EPFL, précise-t-il à l’ATS. Les coupes prévues, elles, seraient de 30 millions à 50 millions par année pour Lausanne. D’autres mesures seront donc nécessaires, comme le gel des salaires ou un ralentissement des constructions.

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