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EchangeLes étudiants pourront profiter d'Erasmus en 2015 et 2016

La solution transitoire adoptée en avril dernier par le Conseil fédéral sera encore valable pour les deux prochaines années.

La mobilité des participants au programme européen d'éducation est ainsi garantie.
La mobilité des participants au programme européen d'éducation est ainsi garantie.
Archives, Keystone

Les étudiants qui souhaitent participer à Erasmus en 2015 et 2016 pourront continuer à profiter de la solution transitoire mise en œuvre en avril par le Conseil fédéral. Le gouvernement a décidé ce vendredi 19 septembre de la reconduire pour les deux prochaines années.

La mobilité des participants au programme européen d'éducation est ainsi garantie, même si l'association de la Suisse à Erasmus ne se réalise pas, souligne le Conseil fédéral.

La participation helvétique au programme de recherche de l'UE avait été gelée par Bruxelles, en même temps que la participation de Berne au programme d'échange d'étudiants Erasmus , au lendemain de l'acceptation par le peuple de l'initiative de l'UDC «contre l'immigration de masse» le 9 février.

Ce texte exige la réintroduction des quotas, une demande contraire à l'accord sur la libre circulation des personnes et qui remet en cause l'ensemble des relations bilatérales.

Dans une impasse

En attendant de résoudre le conflit avec l'UE, le gouvernement a adopté une solution permettant à tous les étudiants qui le souhaitent de participer à Erasmus en 2014, ainsi que les deux prochaines années.

Cette alternative se fonde sur un budget de 22,7 millions de francs pour cette année, de 23,9 millions de francs pour 2015 et 25,1 millions pour 2016.

La solution retenue, proche de celle appliquée avant 2011 et qui met l'accent sur la mobilité, se fonde sur le principe selon lequel la Suisse vise toujours une pleine association à Erasmus , relève le Conseil fédéral. Selon le gouvernement, elle offre aux participants suisses le maximum de continuité possible dans l'optique d'un rétablissement ultérieur de la pleine association.

Or, «dans l'état actuel des choses», le gouvernement ne table pas sur un aboutissement prochain des négociations. «C'est pourquoi il a pris aujourd'hui les dispositions nécessaires» pour prolonger la solution transitoire.

Priorité à la mobilité

Déjà présentée dans ses grandes lignes début mars, cette solution transitoire s'accompagne cependant de restrictions et n'offre pas la même diversité qu'Erasmus en termes de possibilités de participation. Il faudra renoncer à certaines activités, comme le yoga par exemple.

C'est sur les projets qu'il faudra économiser afin de compenser l'argent que Bruxelles ne versera pas pour financer la mobilité ou le logement, et de faire face aux autres complications d'ordre pratique. Garantir les mouvements des étudiants demeure la priorité du Conseil fédéral. Ainsi 90% du budget fédéral sera affecté à la mobilité.

ats

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