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JusticeL'ex-bras droit de Sperisen s'estime diffamé par le TF

Javier Figueroa désapprouve les termes employés par les juges fédéraux à son égard, dans le procès de l'ancien chef de la police du Guatemala.

Javier Figueroa avait été jugé par la justice autrichienne qui l'a définitivement acquitté en 2013.
Javier Figueroa avait été jugé par la justice autrichienne qui l'a définitivement acquitté en 2013.
Keystone

Javier Figueroa, l'ex-bras droit de l'ancien chef de la police du Guatemala Erwin Sperisen, interpelle le Tribunal fédéral. Il demande que Mon Repos révoque son arrêt qui condamne Erwin Sperisen à 15 ans de prison pour complicité d'assassinats, car il s'estime atteint dans son honneur par les termes et les formules employés par les juges fédéraux à son égard.

Javier Figueroa est cité à 123 reprises dans cet arrêt, indiquent vendredi Pierre Schifferli et Charles Poncet, les avocats genevois de l'ancien sous-directeur de la police nationale guatémaltèque. Dans l'arrêt, il est présenté comme celui qui a dirigé un commando de tueurs, un officier actif qui a mis à exécution un plan criminel.

Or, rappellent les avocats de Javier Figueroa, ce dernier a été jugé pour ces faits par la justice autrichienne et a été définitivement acquitté, en 2013. «S'agissant de la commission de sept assassinats dont Erwin Sperisen aurait été le complice et notre client l'auteur principal, l'atteinte à l'honneur de Javier Figueroa est maximale».

Convention et accord international

Les avocats genevois estiment que l'acquittement de Javier Figueroa est opposable aux autorités helvétiques non seulement en vertu de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, l'Autriche étant partie à la Convention des droits de l'homme comme la Suisse, mais aussi en vertu de l'accord de Schengen.

Javier Figueroa, 48 ans, réside actuellement en Autriche, où il a obtenu l'asile politique. Erwin Sperisen avait été condamné en avril 2018, à Genève, à l'issue d'un troisième procès, à 15 ans de prison pour avoir participé à l'exécution de sept détenus lors d'une intervention des forces de sécurité guatémaltèques dans le pénitencier de Pavon, en 2006. Le Tribunal fédéral avait confirmé ce jugement en novembre dernier.

ats

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