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BellinzoneL'ex-financier bâlois s'est expliqué à la barre

Dieter Behring a longuement pris la parole mardi devant le Tribunal pénal fédéral (TPF).

C'est au Tribunal pénal fédéral que se joue le procès de Dieter Behring.
C'est au Tribunal pénal fédéral que se joue le procès de Dieter Behring.
Keystone

Le virus de la finance. C'est ainsi que l'ex-financier bâlois a plaidé sa cause devant le Tribunal pénal fédéral (TPF) de Bellinzone ce mardi 21 juin 2016. Son intervention était la dernière avant le réquisitoire du procureur.

Après le défilé des témoins, l'accusé a expliqué: «J'ai pu le faire jadis et je peux encore le faire», a-t-il déclaré en évoquant ses activités de trader.

Dieter Behring a expliqué que les fonds initiaux qu'il a investis provenaient des biens de son épouse. Il a affirmé qu'il n'accepterait plus aujourd'hui de gérer un seul franc qui lui serait prêté.

Données synthétisées

Pour des raisons éthiques, il refuserait, a-t-il dit, de conclure des affaires à terme avec du sucre, du maïs et du soja, même si elles lui ont jadis rapporté beaucoup d'argent. Il a indiqué qu'il a pu anticiper les tendances sur les marchés des matières premières grâce à une «synthèse de données».

Le sexagénaire n'a pas épargné l'un de ses principaux intermédiaires, qui avait déposé lundi devant le TPF par vidéoconférence. Il a également contesté avoir été à la tête d'un système pyramidal, comme le lui reproche le Ministère public de la Confédération.

L'accusé a ensuite déclaré qu'il était disposé à renoncer aux biens confisqués, qui se montent à près de 80 millions de francs, en faveur des lésés. J'ai discuté avec une cinquantaine de victimes et répondu à toutes leurs questions, a-t-il ajouté.

Clôture des preuves

L'administration des preuves étant close avec l'intervention de l'accusé, le procès sera interrompu mercredi et jeudi. Il reprendra vendredi avec le réquisitoire du procureur. Les plaidoiries devraient commencer la semaine prochaine.

Dieter Behring, ex-magnat de la finance bâloise, est accusé d'avoir lésé près de 2000 investisseurs entre septembre 1998 et octobre 2004. Sa déconfiture a laissé un trou de plus de 800 millions de francs.

(ats)

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