Un ex-gérant de fortune reste en prison

Credit Suisse Un salarié de Credit Suisse est accusé d'avoir détourné plus de 100 millions de francs. Face au risque de fuite, il attendra son procès derrière les barreaux.

Le procès devrait débuter le 20 novembre prochain.

Le procès devrait débuter le 20 novembre prochain. Image: Archives/Keystone

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Un ex-gérant de fortune de Credit Suisse inculpé d'escroquerie par métier, de faux dans les titres et de gestion déloyale ne sortira pas de prison avant son prochain procès devant la justice genevoise. Le montant du préjudice avoisine les 100 millions de francs.

Dans un arrêt diffusé jeudi, le Tribunal fédéral (TF) a rejeté sa demande de libération. Arrêté en janvier 2016, l'homme avait été placé en détention préventive. Il subit actuellement l'exécution anticipée de sa peine.

Le premier procureur genevois Yves Bertossa a déposé son acte d'accusation le 26 juin dernier. L'ex-gérant de fortune, un Français âgé de 54 ans, sera jugé par le Tribunal correctionnel. Son procès initialement prévu fin novembre aura lieu ultérieurement, selon les indications données à l'ats par Henri Della Casa, porte-parole du pouvoir judiciaire genevois.

Ex-premier ministre lésé

Le quinquagénaire est accusé d'avoir détourné plus de 100 milllions de francs au préjudice notamment de l'ex-premier ministre géorgien Bidzina Ivanishvili et de clients russes. Le montant détourné par le prévenu à son profit serait de près de 30 millions de francs.

Au total, 80 millions ont été gelés sur des comptes de tiers alimentés par le prévenu avec l'argent de M. Ivanishvili et 20 millions ont été gelés sur les avoirs du prévenu, soit des comptes bancaires et des biens immobiliers.

Système de surveillance déjoué

Selon des informations révélées en juin dernier par le quotidien Le Temps, l'ex-gérant de fortune qui «reconnaît 99,9% des faits» aurait déjoué le système de surveillance de Credit Suisse. L'établissement a découvert la supercherie en septembre 2015. Bidzina Ivanishvili a par ailleurs déposé une plainte pénale au début 2016 contre Credit Suisse accusant la banque de n'avoir pas pris suffisamment de mesures.

Selon l'arrêt du TF, qui confirme le refus de mise en liberté de l'accusé avant le procès, le risque de fuite est réel. Différents éléments permettent de retenir que «le recourant pourrait être tenté de se soustraire à la procédure pénale, notamment en se rendant dans son pays d'origine duquel il ne peut être extradé». (arrêt 1B_416/2017 du 19 octobre 2017) (ats/nxp)

Créé: 02.11.2017, 14h36

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