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L'ex-ministre gambien restera bel et bien en prison

Ousman Sonko avait fait recours après que le Tribunal pénal fédéral eut confirmé la prolongation de sa détention provisoire. La justice mène une procédure pour crimes contre l'humanité.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
Keystone

L'ancien ministre gambien Ousman Sonko reste en détention provisoire jusqu'au 25 janvier 2020. Le Tribunal fédéral confirme la mesure ordonnée à la demande du Ministère public de la Confédération.

Dans un arrêt publié vendredi, le Tribunal fédéral rejette le recours de Sonko contre la décision rendue début septembre par le Tribunal pénal fédéral. Depuis l'arrestation de l'ancien ministre, fin janvier 2017 à Lyss (BE), la justice suisse mène une procédure pour crimes contre l'humanité.

Comme dans ses trois précédentes décisions, la première Cour de droit public estime qu'un soupçon grave pèse toujours sur le Gambien. Contrairement aux affirmations de ce dernier, l'enquête n'est pas au point mort.

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a poursuivi ses investigations concernant la situation financière et les agissements de Sonko. Des documents supplémentaires ont été reçus et une délégation s'est rendue en Gambie en juin 2019 dans le cadre de l'entraide judiciaire.

Actuellement, le MPC examine un dossier d'un millier de pages. De nouveaux actes d'instruction et auditions de témoins pourraient en découler. Enfin, les juges fédéraux rappellent que les crimes contre l'humanité sont punis de la détention pour une durée de cinq ans au moins. Les trois années passées jusqu'à présent en préventive sont encore loin d'atteindre la peine minimale qui pourrait être prononcée.

Actes de torture

Ousman Sonko a été arrêté fin janvier 2017 à Lyss (BE) après une dénonciation de Trial International, une ONG établie à Genève. Le Gambien est accusé d'avoir ordonné et assisté à des actes de torture.

Cet ancien chef de la police et commandant de la garde présidentielle a été ministre de l'Intérieur de la République de Gambie de 2006 à 2016 sous le régime du président Yahya Jammeh.

Le Ministère public de la Confédération a repris en février 2017 la procédure pénale ouverte par le Parquet général du canton de Berne. L'ancien ministre avait déposé une demande d'asile en Suisse (arrêt 1B_501/2019 du 29 octobre 2019).

(ats)

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