Deux Vaudois, père et fils, ont été tués par balles

FribourgLes deux hommes de 47 et 23 ans étaient domiciliés dans le Gros-de-Vaud. Leurs corps ont été découverts à Sorens (FR). Un suspect de 30 ans dit avoir tiré.

Les corps sans vie ont été découverts dans un chalet d'alpage de ce village d'altitude du district de la Gruyère, sis au nord de Bulle

Les corps sans vie ont été découverts dans un chalet d'alpage de ce village d'altitude du district de la Gruyère, sis au nord de Bulle Image: Google Street View

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Dans la nuit glaciale de mercredi à jeudi, la police fribourgeoise a fait une macabre découverte dans un chalet d’alpage de Sorens, paisible village de 1100 habitants sis à 5 km au nord de Bulle et à moins d’un kilomètre du lac de la Gruyère. Les corps inanimés de deux hommes: un Vaudois de 47 ans et son fils de 23 ans, tués par balle.

Les victimes étaient domiciliées dans le Gros-de-Vaud, sous le même toit. «Leur famille était sans nouvelles d’eux depuis mardi», nous précise l’adjudant Bernard Horner, porte-parole aux forces de l’ordre fribourgeoises. La police vaudoise les avait informées d’une disparition inquiétante des deux individus mercredi à midi.

Ni le père ni le fils ne répondaient au téléphone. «C’était totalement inhabituel de leur part, et donc suspect pour leurs proches», explique Florence Frei, chargée de communication de la police vaudoise. Et de préciser que certaines auditions ont été conduites sur sol vaudois, de même que les premières recherches.

Meurtre-suicide pas exclu

Un important dispositif a été déployé par la suite dans le secteur de Sorens ainsi que dans les environs du Gibloux, chaîne des Préalpes fribourgeoises (1200 m d’altitude). Les investigations ont permis l’arrestation d’un suspect de 30 ans. L’homme a indiqué avoir abattu les deux Vaudois.

«Les analyses techniques, notamment d’autopsie, devront déterminer les circonstances de ce drame», reprend l’adjudant Horner. Car bien que le trentenaire soit passé aux aveux et qu’une arme à feu ait été retrouvée lors de la perquisition menée à l’endroit où l’individu a été interpellé, l’enquête judiciaire devra encore établir formellement son implication. La thèse d’un meurtre-suicide perpétré par le quadragénaire ou son fils, voire d’un double suicide, ne peut ainsi pas être complètement exclue à ce stade.

À la question de savoir si l’auteur présumé des coups de feu était domicilié dans le secteur, voire dans ledit chalet d’alpage, et/ou s’il s’agit d’un membre de la famille des victimes, la police refuse de répondre. «Le procureur qui a ouvert cette instruction a souhaité que l’on n’en dise pas davantage pour l’instant par rapport à cet événement qui fait déjà beaucoup jaser en Gruyère.»

Créé: 26.03.2020, 20h57

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