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Drame de SierreLe chauffeur n'a sans doute pas fait de malaise

Cinq mois après l'accident d'un car belge, qui a fait 28 morts, dont 22 enfants, l'autopsie montre que le chauffeur n'a vraisemblablement pas eu de malaise. Il n'était pas sous influence de l’alcool.

Le 15 mars 2012, l'accident de car a causé la mort de 28 personnes, 22 enfants et 6 adultes. Le car ramenait des écoliers belges et néerlandais ayant passé une semaine de vacances de ski en Suisse.24 autres enfants, présents dans le car, avaient été blessés.
Le 15 mars 2012, l'accident de car a causé la mort de 28 personnes, 22 enfants et 6 adultes. Le car ramenait des écoliers belges et néerlandais ayant passé une semaine de vacances de ski en Suisse.24 autres enfants, présents dans le car, avaient été blessés.
Keystone
Les obsèques d'une partie des victimes de l'accident du car belge, qui a fait 28 morts dont 22 enfants à Sierre, ont eu lieu mercredi dans la ville de Lommel.(21.03.2012)
Les obsèques d'une partie des victimes de l'accident du car belge, qui a fait 28 morts dont 22 enfants à Sierre, ont eu lieu mercredi dans la ville de Lommel.(21.03.2012)
AFP
Les obsèques d'une partie des victimes de l'accident du car belge, qui a fait 28 morts dont 22 enfants à Sierre, ont eu lieu mercredi dans la ville de Lommel.
Les obsèques d'une partie des victimes de l'accident du car belge, qui a fait 28 morts dont 22 enfants à Sierre, ont eu lieu mercredi dans la ville de Lommel.
Keystone
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Le procureur Olivier Elsig a divulgué ce jeudi les conclusions du rapport d'autopsie du chauffeur du car ainsi que les analyses toxicologiques. Les résultats montrent de façon claire que le chauffeur belge, âgée de 34 ans, est décédé suite aux lésions subies lors de l'accident.

Le rapport, détaillé dans un communiqué par le ministère public du canton du Valais, donne une série d'informations susceptibles de soulever des interrogations. D'abord que le chauffeur souffrait d'une pathologie coronarienne.

«Cette pathologie peut provoquer des troubles du rythme cardiaque, voire un infarctus (...) cependant, il n'existe pas de preuve que cette pathologie ait été à l'origine d'un malaise qui expliquerait la perte de contrôle du véhicule par l'intéressé», écrit le premier procureur Olivier Elsig.

Pas sous influence de l’alcool

Autre information tirée des analyses toxicologiques: le chauffeur n'était pas sous l'influence d'alcool ou de stupéfiants. «Il prenait quotidiennement un médicament antidépresseur, d'où la présence dans son sang de paroxétine», signale le ministère public qui indique que la concentration mesurée se situe dans les normes d'une dose thérapeutique.

Pour éclaircir la situation, le procureur a demandé l'avis de deux autres spécialistes du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML), d'un cardiologue et d'un toxicologue.

Le chauffeur cumulait deux emplois

D'autres expertises ont permis d'attester que le temps de repos du chauffeur a été respecté durant la semaine et les 30 heures précédant l'accident.

Le ministère public du canton du Valais indique tout de même que le conducteur du car travaillait comme contrôleur dans une entreprise de transport en parallèle de son emploi de chauffeur. Son temps de repos était ainsi respecté, mais à la limite de la légalité.

Concernant les analyses techniques, le tachygraphe ainsi que les les essieux et pneus équipant le véhicule se sont révélés en ordre.

Dans les prochains jours, un rapport d'expertise des images des caméras de vidéosurveillance du tunnel sera déposé. D'autres analyses sont également en cours, dont notamment celle des données rétroactives du téléphone portable du chauffeur.

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