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Tragédie de SierreLes trois enfants au CHUV sont dans un état préoccupant

Le pronostic est encore réservé pour les trois enfants qui sont hospitalisés au CHUV, après l'accident de car à Sierre (VS) mardi soir qui a fait 28 morts, dont 22 écoliers de Belgique.

Les trois enfants hospitalisés au CHUV après l'accident de car à Sierre (VS) étaient toujours jeudi dans un état préoccupant. Le blessé envoyé à l'Hôpital de l'Ile à Berne est en revanche tiré d'affaire. Les familles des quatre enfants sont à leur chevet.

«Le pronostic vital reste réservé» pour les trois enfants gravement blessés transférés à Lausanne mardi soir, a indiqué jeudi à le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Ils sont toujours aux soins intensifs.

Les nouvelles de Berne sont meilleures: selon la porte-parole de l'Hôpital de l'Ile, l'enfant traité dans l'établissement est hors de danger. Il va «relativement bien».

Blessés identifiés

Les 24 personnes blessées dans l'accident sont désormais identifiées, a indiqué mercredi soir le ministère belge de la Santé. La Belgique va étudier dès jeudi les modalités de rapatriement des blessés.

Sept blessés proviennent de l'école primaire de Lommel (nord-est) et 17 de celle d'Heverlee (centre), a précisé Jan Eyckmans, porte-parole du Service public fédéral Santé publique, à l'Agence Belga.

L'école 't Stekske, à Lommel, compte sept blessés, et 17 personnes décédées (deux adultes et 15 enfants). L'école Sint-Lambertus d'Heverlee dénombre 17 blessés, et neuf morts (deux adultes et sept enfants). A ce bilan s'ajoutent les deux conducteurs du car, décédés également.

Un conseil des ministres extraordinaire a par ailleurs été convoqué jeudi pour examiner les modalités de rapatriement des blessés.

Deux avions de transport C-130 «Hercules» de l'armée belge ont été mis à disposition du gouvernement pour le rapatriement - peut-être dès jeudi - des dépouilles des victimes de cet accident d'autocar, a annoncé mercredi peu avant minuit le ministre de la Défense, Pieter De Crem, de retour d'une visite sur les lieux de l'accident.

Le gouvernement belge décidera par ailleurs dans les prochains jours de «la manière la plus appropriée» pour les commémorations, a indiqué le Premier ministre Elio Di Rupo au cours d'un point presse à l'aéroport militaire de Melsbroek, après avoir passé plusieurs heures à Sion et Sierre, où il a déposé une gerbe sur les lieux du drame.

Trois hypothèses

Un terrible accident d'autocar a fait 28 morts mardi soir en Valais dont 22 écoliers de Belgique et 24 blessés dont trois très grièvement. Les deux chauffeurs ont péri dans le choc frontal du véhicule contre un mur de béton.

La présidente de la Confédération et le premier ministre belge ont exprimé leur émotion lors d’une conférence de presse organisée à 18 heures à Sion. Trois hypothèses sont pour l’heure étudiées pour tenter d’expliquer le drame.

Une expertise doit définir si le véhicule a eu un problème technique, a indiqué à la centaine de journalistes présents le procureur valaisan Olivier Helsig. L’autopsie en cours du chauffeur permettra de savoir s’il a été victime d’un problème de santé. La troisième hypothèse est celle d’une erreur humaine.

L’analyse des images vidéo prises par les caméras du tunnel sont actuellement analysées. Elles permettent d’ores et déjà d’écarter toute interaction de l’autocar avec d’autres usagers de la route. Des témoignages susceptibles d’apporter des éclaircissements sont également étudiés, a précisé Olivier Helsig.

L’autocar impliqué était récent et le chauffeur venait de prendre le volant. Le tachygraphe du véhicule est en cour d’analyse. Selon Olivier Helsig, «à priori, le chauffeur ne roulait pas trop vite». Au moment de l’accident, les enfants étaient attachés avec des ceintures de sécurité.

Percute le mur

Il était près de 21h15 mardi lorsque l’autocar s’est engagé sur l’A9 après avoir rejoint la plaine. Il ramenait des écoliers après des vacances de ski dans le val d’Anniviers. Peu après, il a pénétré dans le tunnel autoroutier où la vitesse est limitée à 100 km/h.

Soudain, l’autocar heurte la bordure droite de la chaussée, puis percute le mur de béton situé à l’extrémité d’une place de secours sur un tronçon rectiligne. Le choc a été très violent, a indiqué le commandant de la police valaisanne Christian Varone. Les 28 personnes décédées, 21 Belges et 7 Hollandais, sont en cours d’identification formelle. Les 24 blessés sont tous des enfants. Trois d’entre eux sont dans un état grave au CHUV à Lausanne, a indiqué Jean-Pierre Deslarzes, médecin-chef de l’Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS).

Les autres sont soignés dans les hôpitaux de Sion, Sierre, Viège, Martigny et à l’Hôpital de l’Ile à Berne. Leur pronostic vital n’est pas engagé selon Jean-Pierre Deslarzes. Vingt-deux des 24 blessés ont été pour l’heure identifiés. Il s’agit de 17 Belges, 3 Néerlandais, 1 Polonais et 1 Allemand.

Des mesures ont été prises pour accueillir les familles, a précisé Christian Varone. Une cellule psychologique a été mise en place, des interprètes capables de traduire en néerlandais ont été engagés et des hôtels ont été réservés. Une chapelle ardente a été mise sur pied.

Mercredi soir, seule une famille n’avait pas encore pu être informée, a indiqué le porte-parole de la police valaisanne Renato Kalbermatten dans l’émission «10vor10», sur la télévision publique alémanique.

Un jour dramatique

Visiblement très affecté, le premier ministre belge Elio Di Rupo a d’abord dit quelques mots en néerlandais, les victimes étant scolarisées dans deux villes du Brabant et du Limbourg flamand, Heverlee et Lommel. «C’est un jour dramatique pour notre pays», a-t- il déclaré.

«Nous sommes ici pour remercier la police, les médecins, les pompiers, l’ensemble des services suisses qui ont travaillé avec un professionnalisme et une générosité admirables», a poursuivi Elio Di Rupo. «Nous sommes aussi ici pour essayer de comprendre et renforcer encore la collaboration entre la Suisse et la Belgique qui est remarquable».

Elio Di Rupo a souligné qu’il restait encore beaucoup à faire, l’essentiel étant de tenter de soulager les familles. La présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf a exprimé sa «grande consternation et profonde émotion» et assuré que la Suisse fera tout pour soutenir les blessés et les familles de victimes. «J’ai de la peine à trouver les mots justes en ces moments dramatiques», a-t- elle dit.

La conseillère fédérale et le premier ministre belge ont remercié les sauveteurs. Des secours qui ont été «très fortement traumatisés par ce qu’ils ont vu», a déclaré Jean-Pierre Deslarzes.

Le drame a suscité une vive émotion. A Berne, le Parlement a observé une minute de silence. Les condoléances et les messages de solidarité envers les familles des victimes, de la Belgique et des Pays-Bas ont afflué de partout. Le président des Etats-Unis Barack Obama a également exprimé ses condoléances ainsi que le roi de Belgique Albert II. Une messe pour les défunts doit se tenir jeudi en l’église paroissiale Sainte-Croix à Sierre.

ats

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