Drame à la piscine: le maître-nageur et son chef se disent innocents

ValaisEn 2013, une Parisienne de 9 ans s’était noyée dans le bassin couvert de Veysonnaz. Deux des quatre accusés s’opposent à leur condamnation.

Le drame s'était déroulé dans la piscine couverte de Veysonnaz alors que la fillette se trouvait dans le bassin principal (19 m de long pour 10 m de large) avec ses trois jeunes cousines.

Le drame s'était déroulé dans la piscine couverte de Veysonnaz alors que la fillette se trouvait dans le bassin principal (19 m de long pour 10 m de large) avec ses trois jeunes cousines. Image: SchweizMobil.ch

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Un couple de touristes a vécu le scénario catastrophe de tout parent gardien. C’était un dimanche d’août 2013 à Veysonnaz (VS), station des hauteurs de Sion. L’homme -un Français d’origine sénégalaise alors âgé de 44 ans- avait proposé à sa soeur (domiciliée tout comme lui en banlieue parisienne) que sa nièce de 9 ans passe deux semaines de vacances avec son épouse et leurs quatre filles. Le surlendemain de leur arrivée, la famille se rend à la piscine couverte, et c’est le drame: alors que la fillette se trouvait dans le bassin principal -19 m de long pour 10 m de large- avec trois de ses cousines (dont l’aînée de 12 ans), l’enfant s’est noyée sans que personne n’ait remarqué quoi que ce soit, jusqu’à ce qu’une nageuse distingue une forme sombre au fond de l’eau...

ll y a deux ans, un juge du tribunal de district a condamné l’oncle et la tante de la jeune victime ainsi que l’unique maître-nageur des lieux (un sexagénaire néerlandais) et son responsable -aujourd’hui âgé de 59 ans- à une peine pécuniaire avec sursis assorties d’amendes immédiates oscillant entre quelques centaines de francs et 1 000 fr. Tous avaient été reconnus coupables d’homicide par négligence. Le couple de quadragénaires ne s’y est pas opposé (la fillette ne portait pas de manchons, alors que sa mère les avait avertis qu’elle ne savait pas nager en eaux profondes). Contrairement aux deux employés de la société gérant aussi bien la piscine que les remontées mécaniques, ainsi que d’autres activités touristiques de Veysonnaz. Les recourants ont clamé leur innocence ce lundi devant le Tribunal cantonal.

En particulier le maître-nageur; le directeur administratif et financier n’ayant pratiquement pas été interrogé. Tout juste réitérera-t-il, «même si ça ne sert à rien», ses pensées à l’égard de la famille endeuillée. Et de confirmer qu’aucune nouvelle mesure de surveillance n'a été adoptée depuis le drame, quand bien même un seul homme -en l’occurrence le Néerlandais- est chargé non seulement de veiller à la sécurité autour du bassin, mais aussi d’encaisser les entrées au comptoir d’accueil sis à 1.50 m, ou même d’amener des boissons aux baigneurs qui lui passent commande.

Une organisation minimale que le maître-nageur avait validée le jour de son engagement, et défend encore aujourd’hui. Le sexagénaire conteste en outre s’être trouvé à la réception (qui fait office de loge d’observation) en train de discuter avec l’oncle de la victime au moment où celle-ci se noyait: «je n’interromps jamais la surveillance». Seule certitude: le Néerlandais n’a pas vu la fillette agiter ses bras dans le bassin alors qu’elle avait la tête sous l’eau. Un geste attesté par une ado, interprété cependant par cette dernière comme une «salutation» adressée à d’autres personnes et non un signe de détresse, l’enfant n’ayant pas crié ou dit quoi que ce soit. Le juge cantonal Jean-Pierre Derivaz rendra son verdict ultérieurement.

Créé: 17.02.2020, 21h38

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