Passer au contenu principal

Le drame de Sierre s'est noué il y a 5 ans

Cela fera cinq ans lundi que 28 personnes, dont 22 écoliers belges et néerlandais, perdaient la vie dans l'accident de car.

La procédure pénale ouverte après l'accident de car de Sierre, qui avait fait 28 victimes dont 22 enfants en mars 2012, est définitivement classée. Le Tribunal fédéral a écarté les recours des parents de deux victimes. (13 mars 2015)
La procédure pénale ouverte après l'accident de car de Sierre, qui avait fait 28 victimes dont 22 enfants en mars 2012, est définitivement classée. Le Tribunal fédéral a écarté les recours des parents de deux victimes. (13 mars 2015)
AFP
Deux parents ont contesté la décision de la justice valaisanne de clore le volet pénal de l'affaire. Le TF doit se prononcer. (Vendredi 8 mai 2015)
Deux parents ont contesté la décision de la justice valaisanne de clore le volet pénal de l'affaire. Le TF doit se prononcer. (Vendredi 8 mai 2015)
AFP
Le choc frontal a eu lieu mardi soir entre les sorties autoroutières est et ouest de Sierre.
Le choc frontal a eu lieu mardi soir entre les sorties autoroutières est et ouest de Sierre.
Reuters
1 / 49

C'était un mardi soir peu après 21 heures. Un autocar belge dévie de sa trajectoire dans le tunnel de l'autoroute A9 à la hauteur de Sierre et percute frontalement un mur en béton à l'extrémité d'une place d'évitement.

Le bilan est effroyable: 28 morts, dont 22 enfants, et 24 enfants blessés. Le car transportait deux classes des villes flamandes de Lommel et d'Heverlee (B) après des vacances de neige passées à St-Luc, dans le Val d'Anniviers.

Liens tissés

Neuf corporations de sauveteurs interviennent sur place. Ils parviennent à sauver 24 vies. Depuis, beaucoup d'entre eux, sinon tous, gardent des images du drame gravées en eux. «On en reparle encore de temps à autre», confie à l'ats Reynold Favre, chef des pompiers de Sierre.

Certains secouristes ont tissé des liens avec quelques familles endeuillées. Ils communiquent par courrier ou via les réseaux sociaux. «Certaines familles viennent à Sierre et demandent à se rendre dans le tunnel. On les accompagne», poursuit Reynold Favre.

Rituel annuel

Le chef des pompiers de Sierre garde personnellement contact avec plusieurs familles qui ont perdu un enfant dans le drame. «J'ai quelques échanges écrits par année. Mais avec le temps, ça va en diminuant».

Depuis 2013, Reynold Favre et quelques collègues se recueillent chaque 13 mars au-dessus du tunnel, sur l'emplacement et à l'heure même de l'accident. «Chaque secouriste a son propre rituel. Celui qui dit qu'il n'y pense plus, je ne le crois pas», lâche le chef des pompiers sierrois.

Lieux de mémoire

A Sierre, les autorités n'organisent pas de commémoration officielle cette année. «En 2015, nous avons inauguré un mémorial en présence des familles et des autorités suisses, belges et néerlandaises. Nous voulions justement offrir un espace de souvenir et de recueillement permanent au-dessus de l'endroit de l'accident à toutes les personnes touchées par le drame», rappelle Jérôme Crettol, secrétaire communal à Sierre.

St-Luc a commémoré le drame en 2013: sur les hauts du village valaisan un rocher provenant de la montagne du Thounot a été installé muni d'une plaque rappelant les prénoms des enfants décédés dans l'accident.

En Belgique, une courte cérémonie du souvenir aura lieu lundi à Lommel, a indiqué la commune à l'ats. Elle se déroulera dans le respect de l'intimité des familles en fin de journée au mémorial érigé près de l'école.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.