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Fausse alerte: l'avocat pense obtenir la semi-détention

Le Ministère public genevois a condamné vendredi à six mois de prison ferme l'homme qui a lancé une fausse alerte à la bombe.

13/10/2016. Genève. Aéroport de Cointrin. Alerte à la bombe dans un avion de la compagnie russe Aeroflot.Pierre Abensur/Tamedia
13/10/2016. Genève. Aéroport de Cointrin. Alerte à la bombe dans un avion de la compagnie russe Aeroflot.Pierre Abensur/Tamedia
13/10/2016. Genève. Aéroport de Cointrin. Alerte à la bombe dans un avion de la compagnie russe Aeroflot.Pierre Abensur/Tamedia
13/10/2016. Genève. Aéroport de Cointrin. Alerte à la bombe dans un avion de la compagnie russe Aeroflot.Pierre Abensur/Tamedia
13/10/2016. Genève. Aéroport de Cointrin. Alerte à la bombe dans un avion de la compagnie russe Aeroflot.Pierre Abensur/Tamedia
13/10/2016. Genève. Aéroport de Cointrin. Alerte à la bombe dans un avion de la compagnie russe Aeroflot.Pierre Abensur/Tamedia
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«Nous n'avons pas encore défini si nous allons faire opposition ou non», indique l'avocat du passager qui a lancé une fausse alerte à la bombe pour retarder l'avion qui devait l'emmener à Moscou. «Nous avons dix jours ouvrables pour tenter de réduire la peine infligée par le Ministère public genevois, soit jusqu'au 27 octobre», précise Pierre Ventura, avocat à Lausanne. Six mois de prison ferme est une peine sévère, considère encore l'avocat qui pense pouvoir plaider une semi-détention. Son client est actuellement libre, dans l'attente de l'entrée en force de la décision de la justice genevoise.

L'homme à l'origine de la dernière fausse alerte à Cointrin, jeudi 13 octobre, habite Montreux. Il a 39 ans, est né à Bombay et est arrivé en Suisse à 18 ans, indique Le Matin qui l'a rencontré. Il travaille dans un restaurant. Il avait programmé un voyage en Inde en faisant escale à Moscou. Cependant le matin de son envol, son appartement a été cambriolé, raconte-t-il en présentant à la journaliste un procès-verbal de la police de la Riviera vaudoise. Il a donc annulé son vol et pensait qu'une place lui était réservée pour la liaison du lendemain.

Il débarque donc à Cointrin. Au guichet, Aeroflot lui réclame 945 francs. Il conteste. On le fait attendre. Revient au guichet où il déclare qu'une bombe est dans l'avion. L'alerte est aussitôt donnée. L'avion qui avait entamé son décollage revient vers l'aérogare, 116 passagers sont débarqués en urgence. L'appareil est inspecté de fond en comble.

Le passager est lui arrêté. Il n'en est pas à sa première frasque avec la justice. Selon Le Matin, il a notamment été condamné pour diverses infractions routières.

Les services du procureur général peuvent modifier l'ordonnance de condamnation ou la maintenir. Dans ce cas, l'affaire passera devant le tribunal de police.

Condamnée à trois mois ferme

Fin juillet dernier, une femme qui avait lancé une fausse alerte à la bombe, bloquant partiellement l'aéroport de Genève, a été condamnée le 28 juillet à trois mois ferme par le Tribunal correctionnel d’Annecy. Mi-septembre, la femme a en outre reçu la facture de la police genevoise qui a été mobilisée quelque 880 heures: 90'000 francs.

«Il n’y a aucune raison que le contribuable paie», avait estimé Pierre Maudet, chef du département de la sécurité du Canton. Le magistrat qui avait suivi à distance la comparution immédiate de la quadragénaire avait alors déclaré: «Je salue la rapidité et la fermeté des autorités judiciaires françaises».

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