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«Non, il ne faut pas arrêter de manger de la viande»

La charcuterie est cancérigène; la viande rouge «probablement». Cette conclusion d'une agence de l'OMS rend perplexes oncologues et diététiciens, qui en appellent au bon sens.

En moyenne, les Suisses mangent 1,4 kilo de viande de plus qu’en 2005, par habitant et par année.
En moyenne, les Suisses mangent 1,4 kilo de viande de plus qu’en 2005, par habitant et par année.
KEYSTONE

«Il ne faut surtout pas que les gens arrêtent de manger de la viande rouge; c’est plein de bonnes choses!» Chef du Service de radio-oncologie du CHUV, le professeur Jean Bourhis réagit aux conclusions publiées lundi par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence française de l’OMS. L’étude qualifie la charcuterie de «cancérogène pour l’homme» et précise que la viande rouge l’est «probablement» aussi. Cette monographie, fruit d’une compilation de 800 études sur le cancer, (dé)classe saucisson, viande séchée, jambon et corned-beef dans le groupe 1 d’agents cancérigènes, à côté du tabac. Tout en évoquant des «risques faibles», les auteurs mettent en avant des «indications suffisantes» selon lesquelles la consommation de viande transformée provoque le cancer colorectal chez l’homme.

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