Albert Rösti: «L’UDC a manqué de provocation»

Les perdants du jourLe président Albert Rösti revient sur la défaite cinglante de son parti aux élections fédérales, qui perd une dizaine de sièges.

Au moment de voter, Albert Rösti ne connaissait pas encore l'ampleur de la défaite de son parti.

Au moment de voter, Albert Rösti ne connaissait pas encore l'ampleur de la défaite de son parti. Image: Keystone

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Avez-vous reçu une claque de la part du peuple?
Nous avons perdu, c’est un fait, et je suis déçu, mais on ne peut pas parler de claque. Nous restons le premier parti du pays et ce pour les sixièmes élections fédérales de suite. À dix points du PS. Compte tenu de l’omniprésence du débat climatique, c’est à souligner. Nous représentons toujours un quart de l’électorat, alors que nos thèmes, l’Europe et la migration, étaient absents de la campagne.

En refusant de parler du climat, n’avez-vous pas commis une erreur?
Nous n’avons pas refusé de parler du climat. Lorsque nous soutenons les agriculteurs de ce pays, nous œuvrons directement pour la biodiversité. Et si vous voulez préserver l’environnement, il faut lutter contre l’immigration de masse. Or, c’est exactement le contraire de ce que font les écologistes qui sont prêts à faire entrer des dizaines de milliers de nouveaux habitants en Suisse. Ce que l’UDC refuse, c’est d’instaurer des taxes et des redevances à tout va comme le demande la gauche.

Vous reconnaissez tout de même des erreurs ou tout est de la faute des médias?
Je n’ai jamais dit que tout était de la faute des médias, mais je constate qu’ils n’ont fait que parler du climat. Mais je fais aussi mon autocritique. Je pense qu’avec nos excellents résultats de 2015 et avec l’élection de Guy Parmelin, le parti s’est peut-être endormi sur ses lauriers. On a peut-être péché par confiance et manqué de provocation. Notre campagne a permis de corriger cela en août et nous a relancés dans le jeu pour ces élections en mobilisant nos électeurs. Nous aurions sans doute dû dire plus tôt aux électeurs – en février ou en mars – les effets dommageables des solutions de la gauche.

Vous êtes le président de l’UDC qui perd. Allez-vous rester en place?
Mais bien sûr. Plus que jamais. Je ne vais pas partir au moment où le parti enregistre une défaite. Donc oui, je suis candidat à ma succession en mars 2020. Et si je veux rester, c’est pour combattre l’adhésion insidieuse à l’Union européenne, qui se prépare avec l’accord-cadre. Je veux continuer de me battre pour limiter l’immigration, et surtout contre toutes les taxes que nous promettent les Verts. Et nous ferons blocage avec le peuple s’il le faut.

Vous redevenez un parti d’opposition?
Il n’y a pas de parti d’opposition en Suisse. Nous sommes la plus grande formation du pays et nous avons deux conseillers fédéraux, et nous les garderons. Mais nous sommes prêts aussi à nous battre dans les urnes comme nous l’avons toujours fait lorsque nous ne sommes pas d’accord avec certaines décisions.

Créé: 20.10.2019, 21h51

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