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Le nouveau parlement inquiète les patrons

Le Centre patronal, de même que l’Usam, privée de ses relais à Berne, craignent pour les PME.

«Les pressions économiques pourraient s’accroître sur les entreprises», craint Christophe Reymond, directeur du Centre patronal.
«Les pressions économiques pourraient s’accroître sur les entreprises», craint Christophe Reymond, directeur du Centre patronal.
KEYSTONE/PETER KLAUNZER

La non-réélection de Hans-Ulrich Bigler (PLR/BE) et de Jean-François Rime (UDC/FR) au Conseil national ampute l’Union suisse des arts et métiers (USAM) de ses deux principaux relais sous la Coupole – ils en sont respectivement directeur et président. Une perte sèche alors même que l’entrée en force des Verts et des Vert’libéraux va sans doute se traduire par des pressions accrues sur les entreprises. C’est du moins la crainte de l’USAM, qui redoute que «le nouveau parlement prenne des décisions qui aggravent l’environnement économique des PME».

Elle table toutefois sur le fait que le bloc rose-vert soit contraint de «chercher des alliances, et donc des compromis, avec les partis du centre droit, puisque le Conseil national reste à majorité bourgeoise». La faîtière devra en outre trouver un remplaçant à l’interne pour Jean-François Rime, qui ne se représentera pas à la présidence en mai 2020. Une première discussion devrait avoir lieu mercredi.

Centre patronal préoccupé

L’inquiétude règne aussi du côté du Centre patronal, dont le directeur général, Christophe Reymond, estime que «les pressions économiques pourraient s’accroître sur les entreprises, qu’il s’agisse de la taxe sur le CO2, la deuxième plus chère au monde après la Suède, et qui pourrait encore prendre l’ascenseur, ou de l’augmentation du prix de l’essence». Il déplore surtout que les solutions pour freiner le réchauffement climatique, «une réelle préoccupation», ne soient que «punitives»: «Plutôt que persévérer dans la perception d’une taxe qui est reversée aux citoyens et aux entreprises, axons par exemple l’aide au développement sur des projets visant à limiter les émissions de CO2.»

Libre-échange et AVS

Comme l’USAM, pour qui «des options radicalement nuisibles à l’économie ne pourront pas s’imposer», Christophe Reymond mise sur la démocratie directe: «Toute mesure sera soumise à référendum.» Il ne cache pas non plus sa crainte de voir la politique économique de la Suisse, basée sur la conclusion d’accords de libre-échange, souffrir de «l’état d’esprit souvent extrémiste des Verts».

D’autres gros dossiers vont vite revenir à l’avant-scène, comme les relations avec l’UE: «Je souhaite vraiment que ce nouveau parlement soit en mesure de stabiliser les choses, par exemple sur les questions des travailleurs détachés ou de la protection sociale.» Un espoir toutefois pour Christophe Reymond, au chapitre de la prévoyance sociale: «Ce brassage sous la Coupole ne peut être que bénéfique, car l’UDC et le PLR ont été, sur ce sujet, d’une rare médiocrité. Il ne suffit pas de prôner l’élévation de l’âge de la retraite, qui ne passera jamais. Il y a d’autres modèles à étudier.»

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