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Marché-Concours42'000 spectateurs pour une fête «belle et rebelle»

La 111e édition du Marché-Concours est une fête «belle et rebelle», à l'image de la région, a déclaré le président de la Confédération dimanche à Saignelégier (JU).

La manifestation du cheval a enregistré une des plus faibles affluences des dernières années, avec 42'000 visiteurs, selon les organisateurs.
La manifestation du cheval a enregistré une des plus faibles affluences des dernières années, avec 42'000 visiteurs, selon les organisateurs.
Keystone

Didier Burkhalter venait à Saignelégier pour la première fois, mais c'est la 11e consécutive qu'un conseiller fédéral participait à la fête du cheval, au côté de près de 42'000 spectateurs.

Malgré la météo au beau fixe dimanche après-midi, la pluie de la nuit et de la veille a dissuadé une partie du public de venir au Marché-Concours. La manifestation du cheval a enregistré une des plus faibles affluences des dernières années, avec 42'000 visiteurs, selon les organisateurs.

Ces derniers auraient pu espérer que la proximité de l«invité d«honneur, Bâle-Ville, compense un peu les retombées de la météo. Mais des travaux sur la ligne CFF Bâle-Delémont, qui ont obligé les Confédérés les moins motorisés de Suisse à faire le détour d'Olten-Bienne, en a certainement retenu plus d«un, a relevé un responsable de la Compagnie des Chemis de fer du Jura (CJ).

Chevaux en carton-pâte

Si samedi fut mauvais, le public est venu en plus grand nombre dimanche pour assister aux courses et au cortège. Les premières, toujours aussi spectaculaires, se sont déroulées sans problème, malgré un terrain lourd.

Quant au cortège, outre la présence des rois de la fête, les chevaux, il a été marqué par les prestations des invités bâlois, fortement influencées par le carnaval, y compris s«agissant des chevaux en carton-pâte.

Immuable tête-de-veau

Le Marché-Concours est une des fêtes de Suisse qui respire le plus la tradition. Tant de choses y sont immuables, à l'instar de la tête-de-veau vinaigrette au menu des éleveurs et experts le samedi midi, des courses, du quadrille campagnard, des stands dans le village, aux mêmes places, des odeurs de crottin, de public bilingue...

Mais chaque année est différente et offre des premières. Avec par exemple cette fois une participation record de chevaux, plus de 450.

Taxe d'importation

Du cheval il en a aussi été question à l'heure des officialités. Le ministre jurassien Charles Juillard, se faisant le porte-parole des éleveurs et de toute la région, a appelé Berne à revoir les taxes d'importation. Celle exigée par l'UE pour les chevaux suisses est de 20% alors que l'inverse est de 2%. Il ne faut pas s'étonner qu'on n'exporte plus assez, tout en subissant une forte concurrence intérieure. Une commission d'experts fédérale planche sur la question.

Le ministre a aussi élevé la voix contre les nouvelles ordonnances vétérinaires tendant à protéger les animaux. «Totalement inacceptable d'être aussi strict et bureaucratique avec des agriculteurs auxquels on demande par ailleurs d'être des entrepreneurs», a-t-il dit.

Nouveau vote

L'après 9 février a toutefois davantage retenu l'attention. Bâle-Ville et le Jura, complémentaires avec de forts liens historiques et régionaux, partagent un fort taux de travailleurs frontaliers, comme l'ont rappelé les présidents des gouvernements respectifs, Charles Juillard et Guy Morin.

Le Jurassien a notamment affirmé qu«une nouvelle votation sur les relations entre la Suisse et l'Europe est «l'option qui apparaît comme la plus responsable. Elle en appellera à la responsabilité du peuple suisse qui sera placé au pied du mur».

Et le ministre d'ajouter que si l'hypothèse d'un retour des contingents se confirme, il faudra alors adopter une approche fédéraliste dans leur définition et leur répartition. Un vu partagé par son homologue bâlois.

Il faudra surtout tenir compte de la particularité des cantons frontaliers, dont les besoins en la matière sont spécifiques. Il serait inacceptable que ceux qui ont refusé l'initiative soient les premiers à en souffrir, a souligné Charles Juillard.

Didier Burkhalter n«a pu rester pour le cortège et les courses. Il devait rapidement traverser la Suisse pour lancer un projet humanitaire dans le cadre du festival de cinéma de Locarno. Il a néanmoins souligné l'identité jurassienne que porte le Marché-Concours, «révélatrice de plusieurs talents qui sont autant de forces de la Suisse qui doivent se développer: le terroir, le travail et l'ouverture».

ats

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