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Fin de campagne des plus folles autour de la RIE III

La droite panique alors que la gauche commence à y croire. La clef de la victoire: mobiliser et convaincre les indécis.

Des jeunes militants ont manifesté lundi contre la RIE III devant la banque Crédit Suisse, à Genève, à l'appel de SolidaritéS jeunes, Jeunesse socialiste, jeunes Vert-e-s et UNIA jeunes.
Des jeunes militants ont manifesté lundi contre la RIE III devant la banque Crédit Suisse, à Genève, à l'appel de SolidaritéS jeunes, Jeunesse socialiste, jeunes Vert-e-s et UNIA jeunes.
KEYSTONE

C’est l’un des scrutins les plus disputés des dernières années. A une semaine de la votation sur la RIE III, les communiqués de presse et autres prises de position continuent de pleuvoir, alors que la campagne avait débuté très tôt, en octobre déjà. Quatre mois plus tard, il faut dire que les derniers sondages montrent que rien n’est joué. Dans ce suspense total des derniers jours, les deux camps redoublent d’effort pour convaincre les 10% d’indécis. Un engagement total et sans relâche jusqu’au 12 février.

Très disputée, la réforme fiscale des entreprises est également largement commentée. Une étude de l’Université de Zurich relève que les médias ont consacré deux fois plus d’articles à la RIE III que pour les deux autres objets réunis, le fonds routier FORTA et la naturalisation facilitée. Les moyens mis en avant sont également colossaux du côté des partisans.

Selon les chiffres de l’institut Media Focus, 2 millions ont été investis en affiches et annonces dans les journaux durant le seul mois de janvier. Ces chiffres ne tiennent pas compte des autres canaux de diffusion. Dans le même temps, les opposants à la réforme n’ont dépensé que 135'000 francs en annonces et affiches. Près de 20 fois moins. Une posture «David contre Goliath», que la gauche n’hésite pas à mettre en avant dans ce combat.

Thriller politique

Si la RIE III, dossier très technique, passionne à ce point, c’est que la campagne a pris des airs de thriller politique. Très tôt, chaque camp a joué sur la peur, celle des suppressions d’emplois d’un côté; de l’explosion des pertes fiscales de l’autre. Une guerre des chiffres sans limites aux allures de scénario catastrophe.

Chaque camp a aussi été trahi par les siens. Il y a d’abord eu la ministre socialiste des Finances de Bâle-Ville, qui a tiré à boulets rouges contre son parti. Plus tard, c’est Eveline Widmer-Schlumpf qui semait le doute à droite en mettant en cause l’équilibre du projet. Une campagne dont les exagérations dans les canaux de communication ont même connu des déboires judiciaires. A ce tableau déjà bien rempli, il faut ajouter un enjeu stratégique. Le Parti socialiste a fait de cette campagne un référendum pour ou contre la politique menée depuis le virage à droite du parlement.

Sprint final

Dans ce sprint final, quatre acteurs de la campagne délivrent une dernière fois leurs arguments. Président de la Conférence des directeurs cantonaux des Finances, Charles Juillard (PDC/JU) représente la voix des cantons, favorables à la réforme, alors que le scepticisme des villes est incarné par la magistrate genevoise Sandrine Salerno (PS).

Dans ce qui est aussi un combat idéologique, Roger Nordmann (VD), président du groupe socialiste, est omniprésent en Suisse romande. Face à lui, le vice-président du PLR Philippe Nantermod (VS), porte-parole du oui. Tous savent que la clé de la victoire repose sur deux éléments: convaincre les derniers indécis, mais surtout mobiliser.

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