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SuisseFin de Mühleberg: et après?

L'arrêt de la centrale ce vendredi entraîne la suppression de la production de 5% de l'électricité nationale et le refroidissement des eaux de l'Aar et du lac de Bienne.

Malgré l'arrêt de Mühleberg (BE), la Suisse ne doit pas craindre une rupture de l'approvisionnement de courant. A court terme, les 5% manquants seront compensés par des importations depuis l'étranger ou par une hausse de production des centrales électriques.

Mühleberg représentait le quart de la production d'électricité de BKW mais seulement 5% du besoin national d'électricité. Après l'arrêt de la centrale, le groupe ne produira plus que 22% de son électricité dans le canton de Berne. La production de courant sera issue pour 28% du reste de la Suisse et pour 50% de l'étranger.

Pour permettre des importations supplémentaires, il faudrait notamment augmenter la capacité des lignes à très haute tension et des transformateurs entre Bassecourt (JU) et Mühleberg, indique Swissgrid, la société nationale pour l'exploitation du réseau électrique. Cet aspect est particulièrement important en hiver lorsque la Suisse importe de l'électricité.

Mais ce projet, qui fait partie du Réseau stratégique 2025, devrait être retardé de deux ans en raison de recours portant sur le tracé. L'Office fédéral de l'énergie (OFEN) avait approuvé en août dernier l'augmentation de la tension de 220 à 380 kilovolts de cette ligne. Mais des opposants ont fait recours au Tribunal administratif fédéral (TAF) après que l'OFEN a rejeté les oppositions.

La ligne à très haute tension entre Bassecourt et Mühleberg passe en effet au-dessus de plusieurs maisons de Valbirse, une commune du Jura bernois d'où émanent les recours. Si elles soutiennent les craintes des riverains, les autorités communales ne contestent pas les raisons d'une augmentation de la tension de 220 à 380 kV.

Refroidissement des eaux alentours

Avec l'arrêt de la centrale nucléaire de Mühleberg (BE), les eaux de l'Aar et du lac de Bienne vont se refroidir. Le refroidissement des eaux pourrait se ressentir jusqu'en Allemagne. Mais cette baisse de la température ne devrait pas être perceptible pour les baigneurs.

La baisse moyenne a été estimée à 0,3 degré, selon une étude de l'EPFL publiée en 2017. Cette légère chute de température devrait retarder l'impact du réchauffement climatique au niveau local. La majeure partie de la chaleur produite par la centrale nucléaire était rejetée dans l'Aar qui se jette dans le lac de Bienne.

Cette étude a permis d'identifier les conséquences de la fermeture d'une centrale nucléaire suisse sur la physique des rivières et du lac qui l'entourent. Une variation locale rapide de température est un facteur de stress pour les poissons et peut changer la composition du plancton.

Selon les estimations des chercheurs, cette baisse moyenne de 0,3 degré affectera tout le lac de Bienne avec des variations locales allant jusqu'à moins 4 degrés durant l'hiver, dans les cas extrêmes. La baisse de température pourrait même se répercuter jusqu'en Allemagne.

En été, lorsque la température de l'Aar à l'entrée de la centrale de Mühleberg dépassait le seuil de 20,5 degrés, la puissance devait être réduite pour ne pas réchauffer encore davantage la rivière. Cette mesure devait permettre de ménager la faune piscicole.

(ats)

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