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Frais bancaires: expatriés discriminés?

Les Suisses de l'étranger sont en colère. Leurs comptes sont plus lourdement taxés que les citoyens qui restent au pays.

Les banques facturent des frais toujours plus lourds pour gérer les comptes des Suisses de l'étranger.
Les banques facturent des frais toujours plus lourds pour gérer les comptes des Suisses de l'étranger.
Keystone

La colère gronde parmi les Suisses qui vivent à l'étranger. En effet, les banques helvétiques taxent de plus en plus lourdement leurs comptes. Des frais bien supérieurs à ceux des Suisses qui vivent au pays, racontent La Liberté, L'Express, L'Impartial ainsi que Le Nouvelliste mardi. Au point que les expatriés crient à une discrimination injustifiée.

Et les journaux de donner des exemples. Ainsi Postfinance, la banque de la Poste, facturait 5 francs en 2013 les comptes des Suisses de l'étranger. Aujourd'hui, ceux-ci doivent débourser depuis cette année 25 francs par mois (voire 30 si le compte est muni de moins de 7500 francs) contre zéro franc pour les clients domiciliés en Suisse qui possèdent plus de 7500 francs par mois.

Mais les banques classiques exigent elles aussi des taxes élevées. Ainsi Raiffeisen applique des frais mensuels de 20 à 40 francs, UBS demande 30 francs, Credit Suisse fait payer pour sa part 40 francs par mois. Et la facture de la Banque cantonale fribourgeoise est encore plus salée, avec 50 francs de frais mensuels, selon les journaux. Ceci alors que les frais pour un client habitant en Suisse se montent en moyenne de 8 à 15 francs.

Réglementations internationales invoquées

Pour expliquer ces surcoûts exigés pour la gestion des comptes des expatriés, les établissements financiers évoquent la lourdeur des tâches administratives, suite à des nouvelles réglementations internationales plus strictes.

Le problème c'est que les 775'000 Suisses qui vivent à l'étranger n'ont pas le choix. Ils sont obligés d'avoir un compte en banque en Suisse pour recevoir ne serait-ce que les rentes AVS, contracter une assurance maladie ou gérer des dépenses diverses au pays.

Interrogée par les journaux, la directrice de l'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE), Ariane Rustichelli, comprend que les coûts soient un peu plus élevés pour les expatriés. Mais les frais sont tels aujourd'hui qu'ils contribuent à faire de nos compatriotes vivant à l'étranger «des citoyens suisses de deuxième classe», selon elle.

Motions à Berne

Du coup, l'OSE a fait appel à l’intergroupe parlementaire Suisses de l’étranger pour défendre sa cause. Une motion de la Commission extérieure du Conseil National a été déposée le 3 juillet pour que les expatriés aient accès aux services de PostFinance aux mêmes conditions que celles pratiquées en Suisse.

Le sénateur tessinois Filippo Lombardi a lui aussi déposé une motion aux Etats en juin pour que les grandes banques offrent des comptes à des conditions raisonnables aux Suisses de l’étranger.

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