A Fribourg, le vrai duel peut commencer entre PLR et PS

Election complémentaireVainqueurs du premier tour, Didier Castella et Valérie Piller Carrard s’affronteront pour une place au Conseil d’État le 25 mars.

Valérie Piller Carrard (PS) (21 286 voix: c’est le score réalisé par la conseillère nationale socialiste. Soit 23,8% des suffrages) et Didier Castella (23'642 voix au soir du premier tour). Le candidat du PLR a réuni 26,5% des suffrages), dimanche à Fribourg.

Valérie Piller Carrard (PS) (21 286 voix: c’est le score réalisé par la conseillère nationale socialiste. Soit 23,8% des suffrages) et Didier Castella (23'642 voix au soir du premier tour). Le candidat du PLR a réuni 26,5% des suffrages), dimanche à Fribourg. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les Verts ont perdu leur siège au gouvernement fribourgeois. Leur candidate, Sylvie Bonvin-Sansonnens, n’a pas franchi le cap du premier tour de l’élection complémentaire au Conseil d’État, ce dimanche. Avec 19 792 voix, elle est arrivée en troisième position, derrière Didier Castella (PLR) et Valérie Piller Carrard (PS). Le candidat UDC, Ruedi Schläfli, se place au 4e rang avec 17'238 voix.

«C’est un peu rageant d’échouer si près du but, lâche la députée écologiste, sans pour autant perdre son sourire. On me disait peu connue, mais je termine à 1500 voix d’une conseillère nationale (ndlr: Valérie Piller Carrard) et j’obtiens le meilleur score en ville de Fribourg. Je pense avoir prouvé que j’aurais mérité la confiance du Parti socialiste.» Référence claire à la stratégie du PS, qui a préféré lancer sa propre candidate dans la course à la succession de la ministre Verte Marie Garnier, poussée à la démission l’automne dernier. «Ce n’est peut-être que partie remise?» glisse la perdante du jour.

Duel PLR - PS

Pour l’heure, c’est un duel entre PLR et PS que les électeurs fribourgeois devront arbitrer le 25 mars. Le gouvernement cantonal est aujourd’hui dominé par le centre droit, avec 3 PDC et 1 PLR face à 2 PS et 1 Verte. L’enjeu est donc limpide: maintenir le 3e siège dévolu à la gauche ou renforcer la position du camp bourgeois en lui offrant un 5e fauteuil. Le libéral-radical Didier Castella, qui bénéficie de l’appui des démocrates-chrétiens, fait figure de favori après avoir viré en tête dimanche. «Mais les compteurs seront remis à zéro», s’empresse de souligner Sébastien Dorthe. Le président du PLR fribourgeois a fait ses calculs: les deux candidats de gauche ont réalisé, à quelques dizaines de bulletins près, le même score cumulé que leurs deux adversaires de droite. D’où un second tour qui pourrait s’avérer très serré.

Le PLR ne risque-t-il pas de payer le fait d’avoir voulu faire cavalier seul, en laissant son habituel allié UDC sur le bas-côté? «On verra, répond Sébastien Dorthe. J’espère que l’électorat UDC sera conscient de l’opportunité qui s’offre à nous.»Didier Castella ajoute qu’il espère attirer une partie des citoyens qui ont soutenu Sylvie Bonvin-Sansonnens au premier tour. «J’ai un profil rassembleur au sein de l’Entente de droite, et c’est ce que j’aimerais amener au Conseil d’État, qui en a besoin, plaide le député de 48 ans. Je vais poursuivre cette campagne en m’engageant à faire avancer ce canton. Cela passe par l’amélioration des infrastructures, pour la qualité de vie et pour l’emploi.» Le candidat PLR considère que sa rivale socialiste propose «plutôt une candidature d’opposition».

Question d’équilibre

Dans le camp rose, le leitmotiv est pourtant tout autre. «C’est la recherche de l’équilibre, expose le président du PS fribourgeois, Benoît Piller. Il faut une deuxième femme de gauche dans ce gouvernement (ndlr: avec la socialiste Anne-Claude Demierre)». Aucun regret d’avoir brisé l’alliance naturelle avec les Verts en optant pour un ticket socialiste? «Nous n’avons rien brisé du tout, mais simplement pris nos responsabilités, répond Benoît Piller. Sylvie Bonvin-Sansonnens n’avait pas l’expérience politique suffisante. Avec son parcours et ses nombreux contacts à Berne, Valérie Piller Carrard possède de sérieux atouts.» Cette dernière, 39 ans, croit à la capacité de mobilisation des siens pour gagner. «La gauche a toujours su se réunir quand il le fallait, relève-t-elle. C’est une autre campagne qui démarre aujourd’hui, pour faire barrage à la droite.»

Créé: 04.03.2018, 22h03

Articles en relation

L'entente de droite se lézarde à Fribourg

Conseil d'Etat Le PDC soutient le PLR dans la course à la succession de la Verte Marie Garnier. Au détriment de l’UDC. Plus...

L’affaire Garnier tourne au vinaigre entre Verts et PS

Alliance La division de la gauche à Fribourg fait des vagues au niveau national. Christian Levrat se défend de tout intérêt personnel. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.