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Les frontaliers de la santé ont leur propre douane

Le Canton facilite l'entrée des Français qui travaillent pour l'hôpital. Ils représentent un tiers de l'effectif.

Si Genève propose des macarons, le Jura, lui, ouvre carrément un poste de douane pour les frontaliers du domaine hospitalier.
Si Genève propose des macarons, le Jura, lui, ouvre carrément un poste de douane pour les frontaliers du domaine hospitalier.
Keystone

Dans le Jura, l’Hôpital cantonal ne tournerait pas sans les frontaliers. Ils représentent un tiers des effectifs. Un personnel indispensable, qui subit de plein fouet la fermeture partielle des frontières décidées lundi par le Conseil fédéral et le gouvernement français. Dans le canton, comme ailleurs en Suisse, ce sont des kilomètres de bouchons qui se forment. Mais la situation devrait s’améliorer.

Alors que Berne n’avait autorisé l’ouverture que de deux postes sur la totalité du territoire du canton, un troisième est désormais mis en service. Sa particularité: il est exclusivement réservé au personnel hospitalier frontalier. L’information a été révélée ce mercredi par la radio locale RFJ, et confirmée par l’Administration fédérale des douanes. Localisé dans le village de Boncourt, ce poste est ouvert entre 5h et 9h, et est franchissable sur présentation d’une attestation de travail de l’employeur. Il évite ainsi aux frontaliers une perte de temps dans les embouteillages. «Ce dispositif a très bien fonctionné mercredi matin», a indiqué à RFJ Olivier Guerdat, responsable de la communication à l’Hôpital du Jura, précisant bien que les autres travailleurs frontaliers ne peuvent en aucun cas entrer sur le territoire jurassien par ce biais.

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Le système n’est pas identique à celui mis en place dans le Canton de Genève. Des macarons prioritaires permettent au personnel soignant de traverser plus facilement la frontière. Côté jurassien, on estimait en effet qu’ils étaient trop facilement falsifiables.

Plus tôt dans la semaine, l'Hôpital du Jura avait déjà fait parler de lui en appelant son personnel frontalier à résider provisoirement en Suisse. L’institution souhaite ainsi que le personnel français soit le plus proche possible de son lieu de travail en pleine crise de Covid-19. Il annonçait même prendre en charge la totalité des frais engendrés.

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