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Fuite de l'affaire Mörgeli: l'uni de Zurich saisit le TF

Le Ministère public zurichois avait estimé qu'une prof avait violé son secret de fonction. L'Uni l'avait licenciée. Le tribunal administratif avait invalidé ce renvoi. Le TF devra trancher.

Iris Ritzmann.
Iris Ritzmann.
Keystone

L'Université de Zurich a décidé de recourir au Tribunal fédéral contre la décision du tribunal administratif zurichois d'invalider le licenciement de la professeure Iris Ritzmann. Soupçonnée d'avoir fait fuiter des documents critiques contre Christoph Mörgeli, elle avait été remerciée.

La jurisprudence et les conséquences financières qui découlent de la décision du tribunal administratif zurichois sont les deux motifs du recours, a indiqué lundi l'Université de Zurich. De son côté, Iris Ritzmann a dit à Keystone-ATS qu'elle regrette que cette affaire ne soit toujours pas terminée.

Licenciement invalidé

Le 14 novembre dernier, le tribunal administratif du canton de Zurich a invalidé le licenciement de la professeure. Les juges ont estimé que l'université a fondé sa décision sur des preuves (données téléphoniques et courriels) obtenues illégalement par le Ministère public dans le cadre de son enquête visant Iris Ritzmann.

La professeure de médecine était accusée d'avoir transmis au «Tages-Anzeiger» un rapport critiquant Christoph Mörgeli. Le politicien UDC était alors conservateur du Musée d'histoire de la médecine.

Iris Ritzmann avait été relaxée en décembre 2014 par le Tribunal de district de Zurich. Celui-ci avait déclaré irrecevables les preuves réunies contre la professeure. Cette décision avait été confirmée par la Cour suprême ainsi que par le Tribunal fédéral.

Violation du secret de fonction

Le tribunal administratif estime donc que l'Université de Zurich n'avait pas le droit de s'appuyer sur ces éléments de preuves pour motiver un licenciement. Iris Ritzmann a été licenciée à la fin du mois d'avril 2014 pour violation du secret de fonction.

Ce dossier est lié à «l'affaire Mörgeli». Le 11 septembre 2012, le «Tages-Anzeiger» a publié un article critique sur la façon dont Christoph Mörgeli gérait le Musée d'histoire de la médecine. Pour le Ministère public zurichois, c'est Iris Ritzmann qui a livré les informations au journaliste.

(ats)

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