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Assemblée des déléguésLa décision sur la vision européenne du PS reportée

Le PS Suisse s'est réuni ce samedi en assemblée des délégués à La Chaux-de-Fonds.

L'assemblée des délégués du parti socialiste suisse est réunie à la Chaux-de-Fonds ce 16 avril 2016.
L'assemblée des délégués du parti socialiste suisse est réunie à la Chaux-de-Fonds ce 16 avril 2016.
Keystone

Les délégués du PS ont adopté samedi à La Chaux-de-Fonds une «feuille de route» en matière de politique européenne. Mais les délégués ont désavoué la direction, en reportant la discussion d'un «EEE 2.0». Lors de leur assemblée, ils ont également formulé les mots d'ordre pour les votations fédérales, soutenant la révision de la loi sur l'asile.

Les délégués ont adopté à une très large majorité cette «feuille de route» des relations de la Suisse avec l'Union européenne (UE). Mais la thèse sur un accord multilatéral avec un «EEE 2.0», point central du document, a été retirée de la «feuille de route» et sera soumise à un prochain congrès du PS.

Cette décision a été prise par 78 voix contre 68. Elle constitue un désaveu pour le comité directeur, en particulier pour son président Christian Levrat et le conseiller national Roger Nordmann. Pour le PS du canton de Neuchâtel, en faveur de ce retrait, le temps a manqué pour mener un véritable débat.

Etape intermédiaire

Dans son document, la direction du PS expliquait qu'un «EEE 2.0» était une étape intermédiaire visant à développer et à approfondir les relations avec l'UE. Cet accord multilatéral devait permettre à la Suisse de faire davantage entendre sa voix, selon les réflexions du comité directeur.

Pour le PS, les accords bilatéraux ne constituent plus une solution satisfaisante à moyen terme. Quant à l'adhésion, elle reste un objectif à long terme de son programme, mais est jugée irréaliste compte tenu des difficultés actuelles de l'UE et du scepticisme de la population suisse à l'égard de Bruxelles.

Le PS a également donné ses mots d'ordre pour les votations fédérales du 5 juin. L'issue des discussions n'a pas réservé des surprises, les délégués suivant les recommandations du comité directeur sur les cinq objets.

Loi sur la surveillance

Les délégués du PS ont décidé de justesse par 76 voix contre 75 de soutenir le référendum contre la loi sur la surveillance des communications par poste et Internet. Jusqu'ici, seuls les Verts avaient annoncé soutenir le combat lancé par des partis de jeunes.

Loi sur l'asile

L'assemblée s'est prononcée à une écrasante majorité pour la révision de la loi sur l'asile. C'est la première fois que le PS accepte une modification de la loi sur l'asile. Il a souligné que la réforme allait dans le sens des intérêts des requérants d'asile.

La révision doit permettre d'accélérer les procédures grâce à la centralisation de tous les acteurs dans de grands centres fédéraux. Cette accélération de la procédure s'accompagne d'une amélioration de la protection juridique des migrants grâce à un avocat gratuit.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga est venue défendre son projet en relevant que le nouveau système n'était pas seulement plus efficace mais aussi plus humain grâce à la présence d'un avocat. «Dire non à cette loi, c'est dire non aussi à ces améliorations».

Non aux initiatives

Les autres objets n'ont pas connu le même succès. Les délégués ont recommandé le rejet de l'initiative populaire «Pour un revenu de base inconditionnel» par 114 voix contre 53. Ils ont prononcé un rejet sans équivoque de l'initiative «En faveur du service public»: 134 non et 3 abstentions.

L'assemblée du PS a réservé le même sort à l'initiative «Pour un financement équitable des transports», dite «vache à lait» qui a été rejetée à l'unanimité. Les délégués ont enfin choisi à une nette majorité de laisser la liberté de vote sur la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée.

Appel à la résistance

L'assemblée des délégués a été l'occasion pour le président du PS Christian Levrat de dresser un état des lieux six mois après les élections fédérales. Dans un discours au ton combatif, le conseiller aux Etats a appelé les militants à la résistance.

«Six mois ont suffi pour dresser les grandes lignes des affrontements des années à venir», a déclaré le président du PS. «Nous allons tenir notre rôle et faire front. Pas pour le parti, mais pour les centaines de milliers de Suissesses et de Suisses qui nous ont fait confiance».

Le président du PS s'est élevé contre le projet d'augmentation de l'âge de la retraite et la 3e réforme de l'imposition des entreprises. A propos de la RIE III, la direction du PS proposera aux délégués lors de l'assemblée en juin de lancer un référendum. «La droite veut l'affrontement, elle le trouvera», a dit Christian Levrat.

ats

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