Genève glisse sur la rue Voltaire

AnimationVictime de son succès, le premier toboggan géant installé au centre-ville n’a pu être testé que par 3800 participants...

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Il a fallu venir tôt ce samedi pour accéder au toboggan géant de 200 mètres, installé pour la première fois au cœur de Genève. Sa capacité étant limitée à 3800 participants, beaucoup ont fait le déplacement pour rien. Et l’attente a été longue pour goûter à la glissade entre 12 h et 19 h. Un événement populaire victime de son succès.

Au sommet de la rue Voltaire, fermée pour l’occasion, la première à se jeter à l’eau est une V.I.P.: Esther Alder, maire de Genève. En jeans et chemisier fuchsia, elle fait un saut de l’ange avec sa bouée verte et s’engage sous les jets d’eau sortis des dix arches alimentant le circuit. Il faut pousser dans les premiers mètres, car la pente est douce. En moins de deux minutes, elle atterrit dans le petit bassin gonflable, à quelques mètres du pont ferroviaire. Alors ce bain? «Fantastique! C’est comme en politique, il faut se mouiller, rit-elle avant de reprendre son sérieux. Cette manifestation populaire permet de vivre nos quartiers autrement.» Son département, celui de la cohésion sociale et de la solidarité, a soutenu l’achat de 1000 bracelets transmis à des familles genevoises pour participer à Gliss’en Ville, organisé par le mensuel local Nouvelles.ch.

La file d’attente s’allonge au fil des heures pour atteindre 35 mètres dans l’après-midi. En maillot de bain, Svan s’abrite du soleil sous sa tortue gonflable. «La descente est super, mais ça pourrait aller plus vite. Il n’y a pas assez d’eau. Il faudrait mettre du savon», plaisante ce Genevois de 30 ans venu avec deux autres amis, et leur caméra go-pro. A l’arrivée, ça rit et ça râle aussi. «C’est une bonne idée, mais on paie 10 francs pour une heure et on n’a pu faire qu’une descente», regrette un Nyonnais, tout juste sorti de l’eau avec quatre enfants.

L’installation n’est pas assez large pour accueillir tout ce monde, estiment les uns. Il aurait fallu mener l’opération sur deux jours, pensent les autres. Car il y a des déçus. «On a essayé d’avoir des billets par Internet, en pré-location, mais c’était trop tard», raconte Carlos, 28 ans, une serviette sèche à la main. Il s’est quand même déplacé, par curiosité, avec trois amies, pour comparer l’installation à celle de San Francisco.

Musique boum-boum diffusée à plein tube, jets d’eau dirigés sur le toboggan et dans la foule de badauds, défilé de maillots de bain et de quelques personnages déguisés: la rue Voltaire est méconnaissable. «C’est la fiesta! Y’a même des gonzesses en maillot! T’es heureux aujourd’hui?» lance José à son voisin kiosquier, installé aux premières loges. Le commerçant ne se plaint pas de l’affluence. Les organisateurs non plus.

«Le premier bilan est positif, vu l’engouement du public. C’est une première expérience. Nous avons la volonté de reconduire la manifestation l’an prochain et d’augmenter la capacité», indique Rita Lercoz, chargée de communication.

Malgré toutes les précautions prises, trois incidents sont survenus de façon successive, stoppant le jeu pendant une trentaine de minutes. Un enfant et deux adultes, victimes d’un «petit traumatisme crânien», ont été conduits à l’hôpital.

Créé: 13.06.2015, 19h10

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