Genève: les policiers se forment à l'anti-djihadisme

CoopérationLa France et la Suisse travaillent à renforcer l'échange de leurs informations après l'affaire des badges de sécurité à l'aéroport.

Le chef du DSE et la cheffe de la police tâchent de renforcer la coopération avec les policiers français après l'affaire des badges de sécurité à l'aéroport.

Le chef du DSE et la cheffe de la police tâchent de renforcer la coopération avec les policiers français après l'affaire des badges de sécurité à l'aéroport. Image: Keystone

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«Nous voulons fluidifier et trouver un cadre pour l'échange plus facile d'informations en dehors du cadre judiciaire», a affirmé dans un entretien à la RTS l'attachée de sécurité de l'ambassade de France à Berne, Virginie Perrey. Une réunion a eu lieu cette semaine. L'objectif est notamment d'assurer un accès plus systématique de la Suisse aux fiches de sécurité françaises.

«Il y a encore un peu de chemin à faire» dans la coopération, estime la cheffe de la police genevoise Monica Bonfanti. La Suisse a pour le moment uniquement accès aux fiches de sécurité françaises qui sont inscrites dans le système d'information Schengen. De leur côté, une quinzaine de policiers genevois sont chargés du renseignement face au djihadisme.

A Genève, le dispositif pour lutter face à la radicalisation s'étoffe. Un plan a été mis en place qui intègre notamment des travailleurs sociaux, a indiqué Mme Bonfanti. Tous les policiers ont aussi pour mission d'être attentifs à ce problème. Mais une quinzaine d'entre eux sont plus spécifiquement chargés de renseignement sur les djihadistes, affirme la cheffe de la police.

Dizaines de badges retirés

Le conseiller d'Etat Pierre Maudet, responsable du Département de la sécurité et de l'économie (DSE), avait annoncé une révision des procédures de sécurité à l'aéroport de Genève après qu'il a été découvert que deux Français radicalisés avaient été employés comme bagagistes sur le site de Cointrin.

Des badges avaient ensuite été retirés à 33 employés, dont de nombreux cas pour des affaires présumées de droit commun et non de radicalisation. Désormais, des contrôles sur les collaborateurs auront lieu tous les deux ans au lieu de cinq ans, a précisé Mme Bonfanti.

Les deux anciens bagagistes qui ont servi d'alerte sont fichés par la France depuis novembre. Lorsqu'ils ont été placés dans la catégorie des personnes à surveiller pour leur radicalisation islamique par les autorités françaises, ils ne travaillaient plus à l'aéroport de Genève.

Le retrait des badges aux autres employés était «provisionnel», selon le chef du DSE. Ces personnes seront entendues avant une décision définitive, puis des recours possibles au niveau fédéral. (ats/nxp)

Créé: 12.03.2016, 17h52

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