Genève projette d'avoir un centre de déradicalisation

SécuritéLe canton propose d'utiliser un pavillon de Curabilis pour y placer de jeunes adultes ayant commis une infraction et ayant des graves troubles. Parmi eux, des candidats au djihad.

Un homme regarde les nouveaux bâtiments de Curabilis.

Un homme regarde les nouveaux bâtiments de Curabilis. Image: Keystone

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Le canton de Genève propose d'utiliser un pavillon pour l'heure vide de Curabilis pour y placer de jeunes adultes ayant commis une infraction et souffrant de graves troubles du développement. Parmi les profils susceptibles d'être concernés: des candidats au djihad.

Cette unité s'adresserait à des jeunes adultes ayant commis une infraction entre 18 et 25 ans et soumis à une mesure de placement fermé en raison de graves troubles du développement faisant craindre une récidive, peut-on lire mercredi dans Le Temps. Une information confirmée à l'ats par le Département de la sécurité et de l'économie (DSE).

Une alternative

Différents profils de jeunes sont susceptibles d'être concernés. L'article évoque notamment des individus avec des troubles précoces faits de défiance, de désobéissance et d'hostilité envers l'autorité, ainsi que d'agressivité au sein de la famille. Des jeunes en rupture scolaire, instables émotionnellement, abusant de toxiques, tombant dans la violence.

Certains risquent de se radicaliser. D'autres le sont déjà. Pour ces derniers ou ceux revenant de Syrie, cette unité serait une alternative au juge à l'heure de choisir la sanction. Elle proposerait une approche socio-éducative, une prise en charge des addictions et une densité de soins élevée, poursuit le quotidien.

Pavillon vide

Porté par le conseiller d'Etat Pierre Maudet, ce projet est prévu à Curabilis, établissement de mesures fermé destiné à la prise en charge de détenus souffrant de troubles psychiques. Il donnerait ainsi une affectation au sixième pavillon, et dernier à être vide, qui devait servir à la socio-thérapie. Sa capacité est de quinze places.

Mais rien n'est fait. Les ministres romands et tessinois en charge de la sécurité doivent encore examiner ce projet.

Concept pédagogique

Quant à l'Office fédéral de la justice (OFJ), il confirme avoir été consulté par l'office cantonal de la détention en janvier dernier «au sujet d'un éventuel changement d'affectation de l'unité sociothérapeutique de Curabilis en faveur de jeunes adultes exécutant une mesure au sens de l'article 61 CP». Soit les mesures thérapeutiques institutionnelles qui leur sont applicables.

Interrogé sur de possibles réserves, l'office souligne «que la reconnaissance d'une institution pour jeunes adultes suppose que de nombreux critères, notamment l'élaboration d'un concept pédagogique, soient remplis». Et de préciser en s'appuyant sur le code pénal qu'une séparation complète du pavillon des jeunes adultes du reste la structure est «impérative».

L'OFJ souligne par ailleurs qu'il n'a pas à prendre position sur la construction notamment, «ni de préjuger de la suite de la procédure tant qu'une demande de subventions n'a pas été formellement soumise». (ats/nxp)

Créé: 31.05.2017, 11h53

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