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Genève votera sur des actions de lutte contre la pollution

Les Verts ont déposé une initiative, munie de 6353 signatures, exigeant de l’État du concret pour préserver la santé de la population.

Les Verts estiment que le Plan climat 2030 déposé récemment par le gouvernement est très insatisfaisant.
Les Verts estiment que le Plan climat 2030 déposé récemment par le gouvernement est très insatisfaisant.
Eric Budry

Lancée en novembre par les Verts genevois, l'initiative populaire «De l'air, moins de bruit. Préservons notre santé face à la pollution» a franchi jeudi une première étape. Elle a été déposée au Service des votations dotée de 6353 signatures alors qu'il lui en faut au minimum 5131 pour être validée. Sauf grosse surprise, elle sera donc soumise à la population, mais au plus tôt en 2019, une fois effectué son examen par le Grand Conseil.

«Le laxisme de nos autorités est directement responsable des atteintes à la santé de la population, déclare Nicolas Walder, le président des Verts genevois. Avec notre initiative, les questions de pollution de l'air et du bruit ne pourront plus être ignorées.» Le texte contraindrait en effet le Canton à diminuer le niveau de pollution, en fixant un calendrier de réduction des nuisances. Genève aura jusqu'à 2030 au plus tard pour respecter les valeurs limites annuelles d'immission fixées par la législation fédérale sur la protection de l'environnement. Et ce en tous points du territoire.

Des actions concrètes

L'initiative prévoit explicitement une série de mesures à prendre. Par exemple la limitation de la circulation motorisée, l'installation de systèmes de chauffage plus efficients ou la réduction des émissions des chantiers, de l'industrie et de l'aéroport. Il est par ailleurs demandé au Conseil d’État d'informer la population sur les niveaux de pollution et sur les conséquences pour la santé.

Les Verts estiment que le Plan climat 2030 déposé récemment par le gouvernement est très insatisfaisant. «Il ne fixe pas de délai pour le respect des normes fédérales et exclut l'aéroport du calcul des seuils à atteindre, explique Yvan Rochat, candidat au Conseil d’État et maire de Vernier. Cette volonté de préserver l'aéroport se lit parfaitement dans le projet de Plan sectoriel des infrastructures aéronautiques actuellement sur la table. Il y est dit clairement qu'il faut accepter des dépassements à court et à moyen terme. L'intérêt économique prime clairement sur la santé des Genevois.»

Un contrôle par la Cour des comptes

«L'aboutissement de notre initiative permettra un débat global à Genève sur la question de l'environnement et des pollutions qui nous affectent, poursuit le maire. Il est temps de redonner la parole à la population.»

Les Verts n'entendent pas en rester là. Ils promettent des actions parlementaires afin de compléter le dispositif. «Nous souhaitons notamment que la Cour des comptes soit mandatée pour contrôler les effets de la politique environnementale, conclut Nicolas Walder. Et il faudra que cette analyse porte sur toutes les politiques publiques car toutes, ou presque, ont un impact sur l'environnement.»

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