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Un Genevois a été tué au couteau à Tramelan (BE)

Un jeune homme souffrant d’autisme a reconnu avoir poignardé à mort un trentenaire ce week-end.

La victime a été poignardée à mort à la gare de Tramelan (BE).
La victime a été poignardée à mort à la gare de Tramelan (BE).
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Un Genevois âgé de 36 ans a été tué dans la nuit de samedi à dimanche à Tramelan, dans le Jura bernois. Les faits se sont déroulés dans la gare de la commune, à 0h45. Le trentenaire a été poignardé par un jeune suisse âgé de 19 ans. Celui-ci souffrirait d’autisme. Interné en institution, l’auteur des coups de couteau a reconnu les faits lors de son audition, a annoncé hier la police cantonale bernoise.

L’auteur aurait passé la soirée au restaurant avec sa famille pour fêter l’obtention d’un diplôme de l’un des membres. Il aurait ensuite gravement blessé à l’arme blanche son père, sa mère et sa sœur dans la maison familiale. La police bernoise ne souhaite pas préciser les liens de parenté mais confirme qu’un homme, une femme et une mineure ont été touchés. «Leurs vies ne sont pas en danger», rassure Christoph Gnägi, porte-parole des forces de l’ordre.

On ignore encore ce que faisait le jeune homme à la gare de Tramelan. Là, il s’en est pris au Genevois pour une raison encore indéterminée. Sur place, la police n’a pu que constater son décès. «Aucun indice ne laisse penser que l’auteur connaissait la victime», précise le porte-parole. L’agresseur a été interpellé peu après, toujours à Tramelan. La police ne souhaite pas s’exprimer en détail sur l’auteur des coups. «Son état mental est un point important de l’enquête car il pose la question de sa responsabilité pénale, explique Christoph Gnägi. Nous pouvons toutefois dire qu’il se trouve en détention, où il reçoit les soins dont il a besoin.»

Victime arrivée récemment

La victime habitait la localité voisine des Reussilles depuis un peu plus d’un an. Originaire de Genève, le trentenaire était ingénieur de formation et donnait des cours au Centre interrégional de perfectionnement (CIP), basé à Tramelan. L’incompréhension régnait hier sur le lieu de travail du Genevois. «Cela semble être un concours de circonstance, regrette le directeur du CIP Didier Juillerat. Il était au mauvais endroit au mauvais moment. Il a eu la malchance d’attendre son bus à cet instant...»

Ne donnant que quelques leçons par semaine de mathématiques et de physique, le malheureux n’était que relativement peu connu de ses collègues. «C’était quelqu’un de très discret et il était arrivé récemment, indique Didier Juillerat. Nous ne savons pas s’il avait de la famille, pour leur envoyer nos condoléances.»

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