Grève sur le chantier du CEVA

Travaux publicsInsatisfaits du résultats des négociations ouvertes depuis juin, les ouvriers licenciés ont arrêté le travail ce matin.

Ce mercredi matin, plusieurs dizaines d'ouvriers travaillant sur le chantier du CEVA se sont mis en grève.

Ce mercredi matin, plusieurs dizaines d'ouvriers travaillant sur le chantier du CEVA se sont mis en grève. Image: Geoffroy Baud

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Ce mercredi matin, plusieurs dizaines d'ouvriers travaillant sur le chantier du CEVA se sont mis en grève. Déçus par les négociations sur un plan social ouvertes en juin, après l'annonce de leur licenciement, ils ont décidé d'arrêter le travail. L'assemblée générale réunie ce matin a voté à l'unanimité pour ce débrayage, qui pourrait se prolonger si leur employeur, Eaux Vives Infra (une filiale de la multinationale française Vinci), refuse toujours d'entrer en matière sur certains points de négociations. Une nouvelle assemblée se réunira en fin de journée pour décider de la suite à donner au mouvement de grève.

En juin, le syndicat Unia dénonçait la décision d'Eaux Vives Infra de se séparer d'ici à la fin de l'année de ses ouvriers employés sur trois lots du chantier du siècle, les travaux dont ils sont chargés arrivant à leur terme. En tout, 206 personnes aux statuts divers étaient concernées. Aujourd'hui, il reste une septantaine d'intérimaires - dont la plupart ont travaillé sur le chantier du CEVA depuis le début et se sentent jetés comme de vieilles chaussettes maintenant qu'on n'a plus besoin d'eux. A cela s'ajoutent 48 employés fixes qui sont licenciés et une cinquantaine d'autres, en partie détachés de pays européens, qui vont être déplacés sur d'autres chantiers du groupe Vinci, en France ou ailleurs, avec des conditions salariales revues à la baisse selon Unia. Le solde, soit une quarantaine d'ouvriers, aurait déjà été transféré ailleurs par Vinci.

Malgré les réticences d'Eaux Vives Infra, la pression du syndicat et la mobilisation du personnel avaient fini par amener à la table des négociations l'entreprise (qui fait partie du consortium SGC et a été créée exprès pour le chantier du CEVA par la multinationale française Vinci, adjudicataire d’une partie des travaux). Aujourd'hui, le syndicat déplore de n'avoir obtenu que des "miettes", soit de 1000 à 5000 francs d'indemnité pour les employés fixes, et rien du tout pour les autres. Unia dénonce par ailleurs un taux "hallucinant" d'ouvriers intérimaires sur le chantier du CEVA, taux qui dépasse selon le syndicat les 40%, avec l'agrément de la direction du CEVA.

Les grévistes demandent que toutes ces catégories de travailleurs soient prises en compte dans les négociations sur un plan social, et pas seulement les employés fixes. Unia salue la grande solidarité de ces derniers avec leurs collègues au statut plus précaire.

Créé: 26.08.2015, 14h17

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