Un groupe du PS prône l'adhésion à l'UE

SuisseUne section pro-européenne qui veut l'adhésion à l'Union européenne va être créée au sein du parti socialiste suisse.

L'ex-conseillère nationale bernoise Gret Haller se trouve derrière la fondation du groupe pro-UE au sein du PS.

L'ex-conseillère nationale bernoise Gret Haller se trouve derrière la fondation du groupe pro-UE au sein du PS. Image: Keystone

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Alors que les discussions sur l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE) battent leur plein, un groupe informel pro-européen prônant l'adhésion va être créé au sein du Parti socialiste suisse. Il sera présenté publiquement mardi à Olten (SO).

Le groupe s'est constitué en tant que «section UE», a expliqué lundi dans la «NZZ» l'ex-conseillère nationale bernoise (1987-1994) Gret Haller, qui fait partie de ses cofondateurs. Il ne se veut pas critique des activités du PS, mais complémentaire. Ses membres veulent nouer des contacts avec d'autres forces pro-européennes en Suisse et à l'étranger.

Il ne s'agit pas d'un organe officiel au même titre que le PS Femmes ou le PS Migrant-e-s, par exemple. «Il s'agit d'un groupe thématique informel issu de la base (du parti)», indique le porte-parole du PS Nicolas Haesler, contacté par Keystone-ATS. Il ajoute qu'il a été créé en accord avec le PS Suisse, lequel a été informé à chaque étape.

«Le moment viendra»

«Je suis convaincue que le moment viendra où la Suisse adhérera à l'UE», prophétise Gret Haller. Celle qui a été ambassadrice auprès du Conseil de l'Europe et médiatrice des droits de l'homme pour la Bosnie-Herzégovine estime que la voie bilatérale va devenir trop compliquée, ou que les citoyens finiront par avoir envie d'exercer une influence sur l'élaboration du droit européen.

En outre, elle rappelle que l'économie suisse est liée à celle de l'étranger. Et juge aussi que la Suisse ne peut pas résoudre seule les problèmes climatiques, de protection des données, de migration ou encore de lutte contre le terrorisme.

Comme avant la Suisse moderne

La politicienne de 71 ans compare la situation actuelle du pays avec celle qui prévalait avant la fondation de l'Etat moderne. «Les cantons n'étaient plus en mesure d'opérer uniquement à l'intérieur de leurs frontières. Malgré tout, certains ne voulaient pas d'une union entre les cantons, en particulier les catholiques conservateurs.» (ats/nxp)

Créé: 27.05.2019, 14h04

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