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Guy Parmelin va devoir choisir deux postes cruciaux

Il faut trouver un président pour les grandes Écoles polytechniques et un directeur pour l’agriculture. Dans un contexte tendu

Cela fait un peu plus de 100 jours que Guy Parmelin a quitté le Département fédéral militaire pour reprendre celui de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR). Après avoir pris possession des murs et fait le tour du propriétaire, il va maintenant passer son baptême du feu. Il doit repourvoir deux postes cruciaux qui lui permettront de déployer sa politique sur plusieurs années. D’abord il doit choisir dans le domaine de la formation un nouveau président pour les Écoles polytechniques fédérales (EPF). Puis il doit dénicher un nouveau directeur pour l’Office fédéral de l’agriculture.

Pour accomplir sa tâche, Guy Parmelin ne va pas y aller au doigt mouillé. Il a mis sur pied ce jeudi deux commissions de sélection. Elles seront présidées par sa secrétaire générale, Nathalie Goumaz. Cette fonctionnaire est le bras droit de Guy Parmelin depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2016. Il l’a emmenée dans ses bagages fin décembre quand il a quitté le Département de la défense. Il a toute confiance en elle pour deux raisons. D’abord c’est une des rares cadres qui soit encartée à l’UDC. Et puis elle connaît très bien les rouages de l’Administration fédérale puisqu’elle a passé par plusieurs départements, dont celui de l’économie.

Du beau linge

Dans la commission de sélection pour la présidence des EPF, on trouve du beau linge. Il y a bien sûr Martina Hirayama, la nouvelle secrétaire d’État à la Formation, à la Recherche et à l’Innovation mais aussi, pour n’en citer que quelques-uns, Alessandro Curioni, directeur d’IBM Research, ou Suzanne Thoma, la grande patronne du groupe énergie BKW.

Bonne nouvelle pour l’arc lémanique, il y aura dans la commission un professeur de l’Université de Lausanne, Dominique Arlettaz. Toujours bon à prendre pour défendre la sensibilité romande. Mais les défis concernant les hautes écoles polytechniques dépassent la rivalité Lausanne-Zurich. On attend des deux grands poids lourds de la formation en science et technologie une excellence au niveau mondial. Elles doivent être un moteur pour la future croissance économique de la Suisse. D’où l’importance de bien choisir celui qui remplacera le président Fritz Schiesser qui tire sa révérence à la fin du mois.

La nomination intervient dans un contexte tendu avec l’Union européenne. Celle-ci menace d’écarter la Suisse des programmes de recherches européens si notre pays ne signe pas l’accord institutionnel. Le ou la nouvelle président(e) devra donc avoir dans ses cartons un plan B si l’UE met sa menace à exécution. À l’instar de ce qu’a fait le Conseil fédéral pour l’équivalence boursière. Le gouvernement multiplie d’ailleurs les accords sectoriels avec la Grande-Bretagne en cas de Brexit dur. Les universités pourraient aussi faire partie du lot si les choses s’enveniment avec l’UE.

Le président de l’UDC, chef de l’Agriculture?

L’autre nomination qui attend Guy Parmelin touche un domaine qu’il connaît bien en tant qu’ancien viticulteur: l’agriculture. Il s’agit de remplacer le directeur de l’Office fédéral, Bernard Lehmann, qui partira à la retraite cet été. Il est peu probable que son remplaçant soit trouvé à temps pour assurer la continuité. Mais le Département de l’économie est prêt à vivre avec.

Qui pourrait devenir le nouveau directeur, apte à affronter le lobby le plus puissant de Berne, à savoir celui des paysans? Le «Tages-Anzeiger» lançait le nom du président de l’UDC, l’ingénieur agronome Albert Rösti. Ce dernier a tué dans l’œuf cette possibilité. Cela l’aurait intéressé par le passé mais il ne veut «certainement pas à quelques mois des élections fédérales abandonner la présidence de l’UDC pour entrer dans l’administration».

Le nouveau ou la nouvelle élu(e) devra en tout cas avoir les reins solides pour concilier les intérêts souvent divergents de l’économie et de la paysannerie, voire de l’écologie, un thème qui monte en puissance. Dans la commission de nomination, on retrouve un Romand: Mathieu Fleury, l’ancien secrétaire général de la Fédération romande des consommateurs.

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