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Handicapés bernois bientôt astreints à une seule douche par semaine?

Le Canton de Berne prévoit de réduire les subventions allouées aux handicapés. Leurs défenseurs montent au créneau.

Peter Buri souffre d’une dystrophie musculaire. Il vit et travaille depuis treize à la Fondation Rossfeld. Aujourd’hui le plan d’économie bernois lui fait craindre pour son avenir.
Peter Buri souffre d’une dystrophie musculaire. Il vit et travaille depuis treize à la Fondation Rossfeld. Aujourd’hui le plan d’économie bernois lui fait craindre pour son avenir.
ALINE STAUB

Peter Buri a 25 ans. Il souffre d’une dystrophie musculaire et vit dans une chaise roulante. Depuis treize ans, il réside à la Fondation Rossfeld, à Berne, et travaille au centre administratif créé par l’institution. Mais aujourd’hui, il craint pour son avenir. En effet, le Canton de Berne doit se serrer la ceinture et a prévu un plan d’économie qui réduira les prestations destinées aux handicapés adultes, de 15,7 millions de francs en 2014, puis de 13 millions de francs supplémentaires en 2015. Si le projet est concrétisé, le foyer où il vit devra supprimer neuf postes à temps plein, soit une réduction de 21% du personnel. Les cinquante pensionnaires ne pourront plus recevoir les mêmes soins. «Nous devrons envisager de commencer à préparer nos pensionnaires au coucher après le repas du soir, pris à 18 heures. Ceux qui travaillent devront attendre pour leurs soins le matin et auront du retard. Et le nombre de douches pourrait passer de trois à une par semaine! décrit Edith Bieri, la directrice de la Fondation. Les handicapés n’ont pas une vie luxueuse. Nous sommes prêts à discuter, mais les coupes ne doivent pas être faites si rapidement et dans une telle ampleur.»

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