L'histoire de la Réforme projetée en son et lumière sur le Palais fédéral

SpectacleAnnée de jubilé oblige, l’édition 2017 de «Rendez-vous Bundeplatz» évoque la Réforme. Un spectacle grandiose qui débute ce vendredi.

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La nuit vient de tomber sur Berne. Tout à coup, l’éclairage public de la place Fédérale s’éteint. De la musique retentit et un éclairage vient donner vie à la façade du Palais fédéral. Pendant 30 minutes, les tableaux se succèdent.

La Réforme en son et lumière

L’imprimerie à caractère mobile, la traduction de la Bible, la peste, les pamphlets, les guerres de religion, l’iconoclasme, la restriction, le travail sont quelques-uns des thèmes abordés au travers de divers symboles qui jouent avec l’architecture du bâtiment. Reset est la septième édition de Rendez-vous Bundesplatz, à voir jusqu'au 25 novembre. Pas de doute, le renouveau qui est évoqué est bien celui provoqué par la Réforme.

Large public attendu

Jeudi soir, lors de la répétition générale, le public était clairsemé, mais il ne fait aucun doute qu’il répondra présent dès ce vendredi. Cette offre culturelle annuelle est déjà entrée dans les habitudes des Bernois et les deux dernières éditions ont attiré près de 600’000 personnes!

Une entière liberté artistique

On comprend dès lors que la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) ait œuvré pour glisser cette thématique pour le spectacle de cette année. Lors de la présentation à la presse, Brigitte Roux, directrice de Starlight Events, la société organisatrice, l’avouait sans détour: elle n’a pas tout de suite été convaincue et, quand elle a finalement accepté, elle a posé ses conditions. «L’Eglise devait accepter de laisser une entière liberté artistique aux créateurs!» Condition acceptée. «Ce n’est pas une opération de communication des Eglises, c’est de l’art», a insisté Gottfried Locher, président du Conseil de la FEPS.

Susciter la réflexion

Ainsi Friedrich Förster et Sabine Weissinger, les concepteurs de ce spectacle, ne font aucune concession. Les guerres de religion comme la destruction des images sont évoquées. Mais sont également présents des thèmes comme la liberté d’expression et le développement du capitalisme. «Nous aimons susciter la réflexion chez le spectateur. Que plusieurs heures après avoir vu le spectacle, il repense à un symbole et que cela le fasse réfléchir ou lui donne envie de creuser la thématique», commente Sabine Weissinger.

En plein air et gratuit

Le spectacle est à voir gratuitement sur la place Fédérale, tous les soirs jusqu'au 25 novembre, à 19h et à 20h30. Représentation supplémentaire à 21h30 les jeudis, vendredis et samedis. (24 heures)

Créé: 13.10.2017, 11h43

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