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AngolaUn homme d'affaires suisso-angolais sort de prison

Jean-Claude Bastos de Morais, en prison depuis le 24 septembre 2018, est libre après avoir bénéficié d'un accord entre son groupe Quantum Global et le Fonds souverain d'Angola.

Jean-Claude Bastos de Morais était en prison en Angola depuis la fin septembre.
Jean-Claude Bastos de Morais était en prison en Angola depuis la fin septembre.
WikiCommons/CC BY-SA 4.0/Mdpc

Le financier suisso-angolais Jean-Claude Bastos de Morais a été libéré de prison en Angola et plus aucune accusation d'infraction pénale n'est portée à son encontre. Un accord à l'amiable a été trouvé entre son groupe Quantum Global et le Fonds souverain d'Angola, a indiqué le groupe zougois vendredi dans un communiqué.

L'homme d'affaires était en prison depuis le 24 septembre 2018. Le bureau du procureur angolais accusait M. Bastos de blanchiment d'argent, de corruption, de formation d'une organisation criminelle et de détournement de fonds. Le crime allégué aurait été d'environ un demi-milliard de dollars. Le financier aurait détourné cette somme du fonds souverain et investi dans ses propres projets.

Le règlement trouvé est confidentiel, a précisé Quantum Global. Il permet aux deux parties de renoncer à d'autres procédures. L'accord couvre aussi toutes les procédures engagées par le Fonds souverain angolais devant les tribunaux en Angola, à l'Ile Maurice, en Suisse et au Royaume-Uni, souligne le groupe de M. Bastos. Tous ces Etats avaient finalement débloqué des fonds précédemment gelés, rappelle-t-il.

Toute cette affaire avait surgi à la suite de la publication des Paradise Papers en novembre 2017. De graves accusations contre le groupe Quantum avaient été lancées.

Enquête en Suisse

Le Ministère public de la Confédération (MPC) avait de son côté annoncé en mai 2018 avoir ouvert une enquête pour blanchiment d'argent dans cette affaire et mené plusieurs perquisitions. Les autorités suisses enquêtaient sur d'éventuels délits contre le Fonds souverain angolais et la Banque nationale angolaise.

Le groupe zougois Quantum a eu gain de cause début janvier lorsque le tribunal cantonal de Zoug et le tribunal du district de Zurich ont annulé la confiscation de divers comptes de la société en Suisse dans cinq jugements pour abus et évasion fiscale non prouvée.

Pour mémoire, après les révélations des Paradise Papers, l'ancienne conseillère fédérale Ruth Metzler avait quitté fin 2017 le comité consultatif du groupe Quantum. Elle avait alors expliqué sa décision par les graves accusations sur de «prétendues pratiques commerciales en Angola».

ats

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