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L'idée d'une redevance radio-TV moins chère séduit

Le sondage post-votation de Tamedia sur «No Billag» étaie les raisons qui ont conduit les Suisses à balayer l'initiative.

La claque infligée dimanche à l'initiative populaire «No Billag» - par 71,6% des votants -comporte quelques nuances. Selon un sondage en ligne de Tamedia, le rejet du texte a été un peu moins net dans la tranche d'âge 35-49 ans: 66% de non, contre 76% chez les plus de 65 ans. La proportion de votes favorables à la suppression de la redevance radio-TV s'avère plus élevée parmi les citoyens disposant d'un faible revenu: elle atteint 40% chez ceux qui gagnent moins de 3000 francs par mois.

Les personnes les plus aisées (salaire mensuel supérieur à 11'000 francs) n'ont été que 21% à voter «oui». Enfin, en termes d'orientation politique, seuls les électeurs de l'UDC ont majoritairement soutenu l'initiative (55%). Le taux d'acceptation plonge à 21% dans le camp PLR et à 9% chez les socialistes.

Les raisons de ce coup de balai? 33% des sondés ont cité comme principal argument le danger pour la diversité des médias. Un pourcentage très élevé, soulignent les politologues Lucas Leemann et Fabio Wasserfallen, qui ont analysé les résultats. Pour 23% des personnes ayant répondu, l'initiative était trop extrême et aurait conduit à la disparition du service public.

L'offre ne doit pas être rabotée

Le sondage, réalisé l'avant-veille et la veille du scrutin, éclaire aussi sur quelques points précis le débat sur l'avenir des médias. L'éventualité d'une redevance baissée à 200 francs (contre 451 francs aujourd'hui) séduit 62% des sondés. Cependant, ils ne semblent pas prêts à accepter une réduction drastique de l'offre: 58% des personnes interrogées refusent l'idée d'une seule chaîne de télévision par région linguistique.

Par ailleurs, la réduction des moyens à disposition de la SSR fait peur à beaucoup: seuls 25% des sondés estiment que le diffuseur national devrait renoncer à la publicité. Quant à la possibilité de faire bénéficier les médias en ligne privés d'une part de la redevance, comme le suggère la Commission fédérale des médias, ils sont deux tiers à répondre par la négative.

La définition de l'offre idéale de la SSR et son prix restent donc ouverts, commentent les politologues. La forte proportion de réponses «plutôt oui» et «plutôt non» à ces questions montre également que les opinions ne sont pas tranchées, relèvent-ils.

Près de 17'ooo réponses

Les 2 et 3 mars, 16 868 personnes de toute la Suisse ont participé en ligne au sondage post-vote Tamedia sur les votations fédérales du 4 mars. Les politologues de la société LeeWas pondèrent les données d'enquête en fonction de variables démographiques, géographiques et politiques. La marge d'erreur est de 1,9 point de pourcentage.

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