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EspionnageIgnazio Cassis rencontrera Sergueï Lavrov

Le ministre des affaires étrangères entend interpeller son homologue russe face à l'augmentation des activités de renseignements de la Russie.

«Nous ne tolérons pas ce genre d'activité en Suisse», a déclaré Ignazio Cassis.
«Nous ne tolérons pas ce genre d'activité en Suisse», a déclaré Ignazio Cassis.
Keystone

Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis veut éviter une crise diplomatique avec la Russie. Ces dernières semaines, plusieurs diplomates russes n'ont pas été accrédités, a-t-il dit lundi à la radio alémanique SRF.

«Nous devons trouver un équilibre»

Les activités de services de renseignement sont une affaire quotidienne, pas seulement avec la Russie, mais aussi avec d'autres Etats, a déclaré le Tessinois. Avec la Russie toutefois, une certaine escalade s'est produite.

«Cette année, nous avons déjà eu plusieurs contacts bilatéraux à plusieurs niveaux pour leur dire clairement que nous ne tolérons pas ce genre d'activité en Suisse», a expliqué Ignazio Cassis.

La semaine prochaine, il verra le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov et le lui dira directement. Mais: «Nous devons trouver un équilibre entre dire clairement ce que nous ne tolérons pas et entretenir des relations avec ce pays», a ajouté le conseiller fédéral.

Les actions de la Russie dépassent le volume habituel des activités de renseignement. C'est aussi la raison pour laquelle la Suisse a réagi à différents niveaux. Le ministre n'a pas souhaité s'exprimer sur les cas individuels concrets. L'essentiel des informations se trouve auprès du Service de renseignement de la Confédération. Lui-même n'est pas informé sur les détails précis.

«Nous tâchons d'être suffisamment ouverts et transparents avec les pays avec qui nous avons ce genre de problème pour qu'ils comprennent que nous ne tolérons pas ces faits», a ajouté Ignazio Cassis. Mais il y a aussi des risques d'escalade. «D'un autre côté, notre rôle neutre veut que nous menions un dialogue critique mais ouvert avec ces pays».

Soupçons

En mars dernier, le Conseil fédéral notait dans son rapport de gestion 2017 que le nombre d'officiers des renseignements étrangers sous couverture diplomatique est important. Par exemple, pour un certain pays qu'il ne nomme pas, le gouvernement soupçonne sérieusement que plus d'un quart du personnel diplomatique est lié au service de renseignements. Selon Le Matin Dimanche et la Sonntagszeitung, il s'agit de la Russie.

En mars 2017 déjà, le Ministère public de la Confédération a lancé une procédure pénale contre deux espions russes présumés. Ils sont soupçonnés d'une tentative de cyberattaque contre l'Agence mondiale antidopage (AMA) à Lausanne.

Ces mêmes agents ont été arrêtés aux Pays-Bas pour soupçon de piratage du Laboratoire de Spiez (BE). Cette institution fédérale a notamment été chargée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) d'analyser le cas d'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille en Angleterre en mars.

ats

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