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ImmigrationNouveau vote sur l'UE: les propositions fusent

Pour Didier Burkhalter, les problèmes avec Bruxelles doivent se régler par étape. Mais plusieurs partis ont d'autres idées.

(Image prétexte)
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AFP

Le conseiller fédéral Didier Burkhalter est convaincu que les problèmes avec l'UE concernant l'immigration peuvent se régler par étapes. Plusieurs partis en veulent davantage et en appellent à un vote du peuple sur les bilatérales.

La signature du protocole sur la Croatie est aussi un message de la Suisse envoyé à l'Union européenne (UE). «Nous avons signé ce protocole pour montrer que nous souhaitons réellement aller jusqu«au bout dans la discussion sur un accord négocié», explique le ministre suisse des Affaires étrangères dans un entretien publié par Le Matin Dimanche et la NZZ am Sonntag.

«Nous sommes intéressés à continuer à contribuer à l«avenir du continent européen», ajoute le conseiller fédéral. Et de citer le programme de recherche européen Horizon 2020.

Une ouverture

«Désormais, nous avons une ouverture avec l'Union européenne pour une clause de sauvegarde commune», constate M. Burkhlater. «Malheureusement, il n'a pas été possible de conclure avant fin février, comme la Suisse le souhaitait. Mais une issue favorable est encore possible.»

«Nous disons simplement à l«UE, qu'avec un peu de pragmatisme et d'imagination, les problèmes peuvent se régler par étapes. La signature du protocole en est une qui nous rapproche du but qui est de régler mieux la gestion de la migration en Suisse tout en préservant et développant la voie bilatérale», souligne M. Burkhalter.

Philipp Müller pessimiste

Dans la Schweiz am Sonntag, l'avis du président sortant du PLR Philipp Müller tranche. Il ne voit aucune solution pour résoudre le dilemme entre le maintien des accords bilatéraux avec l'UE et le respect de la volonté populaire lors de la mise en oeuvre de l'initiative contre l'immigration de masse.

Il fait même un appel du pied à l'UDC: «Je demande à Monsieur Blocher de lancer une initiative sur la résiliation de l'accord avec l'UE sur la libre circulation des personnes». Pour M. Müller, la question qui se pose est: «Voulons-nous des accords bilatéraux? Oui ou non?»

Philipp Müller n'est pas le seul à ne pas être convaincu par la solution proposée par le Conseil fédéral vendredi. Martin Landolt (GL), le patron du PBD et Kathy Ricklin (PDC/ZH) reviennent avec un article qui ancrerait les bilatérales dans la Constitution, a indiqué M. Landolt à l'ats confirmant sur une information publiée dans la SonntagsZeitung.

Des propositions sortent du chapeau

L'idée est de présenter cet article comme un contre-projet à l'initiative RASA. Cette dernière réclame l'abrogation des articles constitutionnels introduits contre l'immigration de masse après le vote du 9 février 2014.

Pour le président du PBD, on ne procède pas ainsi en Suisse: tracer un article, voté par le peuple. L'objectif des initiants de sauver la voie bilatérale est par contre largement partagé. «Nous ne pouvons pas ne rien faire et attendre que le problème se résolve de lui-même», a déclaré le Glaronnais.

Celui-ci ne peut pas encore formuler exactement l'article qu'il aimerait introduire dans la Constitution. Aucune discussion approfondie interpartis n'a encore eu lieu sur ce point, a-t-il relevé. Mais il est pensable que cette idée puisse trouver une majorité, selon lui.

Lundi, ce sera au tour de l'ancien secrétaire d'Etat et professeur à l'EPFL Michael Ambühl de venir avec une proposition de clause de sauvegarde régionale, actionnable selon le niveau du taux de chômage. Celle-ci a été élaborée sur mandat du canton du Tessin.

«Gesticulation politique»

Faute d'accord avec Bruxelles, le Conseil fédéral a proposé vendredi un plan B: activer une clause unilatérale. Pour M. Burkhalter, il ne s'agit pas de «gesticulation politique. C'est même tout le contraire.» Il insiste sur le fait que cette clause respecte les institutions.

Le Parlement a la possibilité de suspendre ce projet et d'attendre le résultat du vote britannique sur une éventuelle sortie de l'UE, le «Brexit». Ce scrutin est prévu le 23 juin. De l'avis du chef du DFAE, les négociations avec l'UE reprendront «vraisemblablement très fort» après le vote britannique.

ats

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