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Immobilier: risques de surchauffe, selon la Finma

La Finma s'inquiète du nombre record de logements vacants, parallèlement à la hausse des prix. Il enjoint les banques à prendre leurs responsabilités.

Mark Branson et la Finma gardent un oeil sur l'immobilier en Suisse.
Mark Branson et la Finma gardent un oeil sur l'immobilier en Suisse.
Keystone

La Finma prévient qu'il existe des risques de surchauffe sur le marché de l'immobilier de rendement. Son directeur Mark Branson estime que des mesures s'imposent, a-t-il dit jeudi à Berne lors de la conférence de presse annuelle de l'Autorité de surveillance des marchés financiers.

La Finma intervient quand elle constate que des établissements prennent des risques trop élevés sur le marché, a relevé M. Branson. Mais elle n'a «pratiquement aucune influence» sur le niveau de risque global. «Une surchauffe du marché ne peut être contrée que par des ajustements efficaces dans l'autorégulation ou la réglementation.»

Le bas niveau des taux a des conséquences sur l'immobilier de rendement, a constaté M. Branson, ne cachant pas ses préoccupations. «Le marché hypothécaire est des plus importants pour la stabilité de la place financière (suisse). Il est 'too big to fail'», a-t-il dit, dans une référence anglicisée au risque systémique.

Le directeur de la Finma s'inquiète du nombre record de logements vacants, parallèlement à la hausse des prix. Il enjoint les banques à prendre les mesures d'autorégulation nécessaires. A défaut, un renforcement des exigences en matière de fonds propres pourrait être imposé.

Comme un écho au FMI

Lundi, le Fonds monétaire international (FMI) avait suggéré aux régulateurs, dans son rapport sur la Suisse, de prendre des mesures pour éviter une surchauffe du secteur immobilier, dopé par des années de taux bas.

«La demande en immobilier financé par les hypothèques demeure forte, en raison de la faiblesse des taux d'intérêt, la recherche de rendement (...) et des attentes en matière de progression des prix», avait souligné le FMI. Selon ce dernier, les risques sont particulièrement prononcés dans le segment de l'investissement résidentiel.

Environ 85% des avoirs locaux détenus par les banques suisses proviennent des prêts hypothécaires. Des «chocs sur les prix de l'immobilier pourraient avoir un impact sur l'ensemble de l'économie», avait prévenu le FMI.

Un autre domaine préoccupe la Finma: en 2018, elle a de nouveau conduit différentes procédures liées à des scandales de blanchiment d'argent. La Finma relève que son action dans ce domaine - surveillance des risques et des systèmes de contrôle, sanctions - a «contribué à la bonne réputation de la place financière».

L'Autorité de surveillance se préoccupe en outre de la «complexité inutile» de la réglementation. Un projet test destiné à simplifier la tâche des petites banques solides financièrement a été lancé.

Les comptes annuels de la Finma font état de dépenses de 119 millions de francs en 2018, en recul de 2 millions sur un an. Le nombre d'emplois en équivalents plein temps (EPT) n'a quasiment pas bougé depuis 2012. Un plafond à 481 EPT (emplois fixes) avait été fixé cette année-là.

(ats)

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