Passer au contenu principal

EnquêteInculpation de l'ex-chef des finances de la ville de Zoug

L'ancien chef des finances de la ville Ivo Romer (PLR) a été inculpé pour abus de confiance et gestion déloyale.

Une vue de la ville de Zoug.
Une vue de la ville de Zoug.
Keystone

Responsable d'une société fiduciaire, Ivo Romer est soupçonné d'avoir détourné plusieurs millions de francs en abusant de la confiance d'une femme âgée dont il gérait la fortune.

Ivo Romer est aussi inculpé pour faux dans les titres et blanchiment d'argent, a indiqué vendredi le Ministère public du canton de Zoug. La date du procès n'a pas encore été fixée.

L'affaire a éclaté en novembre 2012 avec un article de la Weltwoche révélant l'ouverture d'une enquête pénale contre le chef des finances de la ville de Zoug. Des perquisitions ont été effectuées en octobre 2012, dont une dans les bureaux de la fiduciaire d'Ivo Romer.

Accusation de détournement

La société d'Ivo Romer gérait depuis 2007 la fortune d'une nonagénaire décédée en 2011. Ses héritiers ont déposé plainte contre le politicien qu'ils accusent d'avoir détourné plusieurs millions de francs.

Un jour après les révélations de la Weltwoche, Ivo Romer a démissionné de l'exécutif de la ville de Zoug. Il a toujours affirmé que les accusations portées contre lui sont sans fondement.

L'affaire a été examinée par une commission d'enquête parlementaire (CEP). Son rapport publié en août 2014 met hors de cause l'exécutif de la ville de Zoug, mais souligne un manque de tact. Le chef du département des affaires sociales Andreas Bossard (PS) est critiqué pour n'avoir pas su évaluer l'importance de cette affaire.

Autorités de tutelle critiquées

Les autorités de tutelle ont aussi fait l'objet de critiques. La CEP voulait notamment savoir pourquoi la nonagénaire n'avait pas été placée sous tutelle comme le demandait sa famille.

La commission d'enquête parlementaire a constaté que les autorités de tutelle n'ont exercé aucune pression sur Ivo Romer afin qu'il réponde à la demande de la famille. Le problème est qu'Ivo Romer était membre de l'exécutif et donc automatiquement membre des autorités de tutelle. Il y a là un conflit d'intérêts que personne n'a constaté pendant longtemps, souligne la CEP.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.