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«Pour des aliments équitables»L'initiative des Verts est refusée

L'initiative des Verts «pour des aliments équitables» a été rejetée dimanche par 61,3% des votants. Seuls quatre cantons romands ont dit «oui».

La Confédération ne devrait pas mettre les bouchées doubles pour assurer la qualité des aliments. L'initiative des Verts a été rejetée dimanche par 61,3% des votants.

Le scrutin a finalement été marqué par un «Röstigraben». La Suisse romande s'est distinguée du reste du pays par son soutien à l'initiative «pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques».

Röstigraben: «Ce n'est pas facile à interpréter»

Le ministre de la sécurité alimentaire Alain Berset était tout content du rejet net de l'initiative des Verts. Mais le Fribourgeois a avoué ne pas pouvoir analyser les raisons du «Röstigraben» qui a marqué cette votation. «Ce n'est pas facile à interpréter.» Et Alain Berset de noter qu'il y avait aussi une différence de vote, et même plus grande, entre ville et campagne.

Genève a acceptée l'initiative par 63,9%, suivi de Vaud (63,8%), du Jura (58,9%) et de Neuchâtel (57,1%). Fribourg mais surtout le Valais sont en revanche dans le camp du «non», avec respectivement 51,3% et 61,5 % de refus. Tout comme Berne (63,1%). Dans les cantons bilingues, les tendances ont été divergentes selon la langue.

Vidéo: "C’est une déception car l’initiative pour des aliments équitables est massivement acceptée en Suisse romande", explique Robert Cramer, conseiller aux Etats (Verts/GE).

Le verdict est clairement «non» en Suisse alémanique, où l'alliance entre la gauche et le monde paysan n'a vraisemblablement pas aussi bien fonctionné. Le rôle que l'Etat aurait été appelé à jouer a pu aussi servir de repoussoir.

Le refus du texte des Verts a atteint des sommets à Obwald (79,6%), à Nidwald (77,5%) et à Schwyz (77,4%). Dans huit autres cantons, la barre est au-dessus de 70%. Bâle-Ville se démarque avec un «petit» 57,2%. Le Tessin a quant à lui dit «non» à 57,3%:

Inutile Les arguments des opposants ont fait mouche au niveau national. Une application rigoriste de l'initiative pourrait conduire à une baisse de l'offre, une hausse de prix et une augmentation du tourisme d'achat. Pour plus de 1,2 millions de votants, le jeu n'en valait pas la chandelle.

D'autant plus que le Conseil fédéral a assuré que la législation actuelle suffisait pour agir. Les denrées produites en Suisse sont sûres et de bonne qualité. Le bien-être et la dignité de l'animal sont protégés. Des prescriptions de déclaration et des labels permettent aux consommateurs de s'y retrouver.

Pas besoin donc de mettre en branle un système compliqué et cher pour vérifier les conditions de production à l'étranger. Ni de mettre en danger des accords commerciaux via des mesures concernant les importations.

Sondages en chute

A part en Suisse romande, les Verts ont dû déchanter au fur et à mesure de la campagne. Des soutiens leur avaient été apportés hors de la gauche, entre autres par des paysans exaspérés du libéralisme du ministre de l'agriculture Johann Schneider-Ammann. Les sondages étaient très prometteurs. Avant de chuter vertigineusement.

Environ 774'000 citoyens n'en ont pas moins jugé nécessaire de prendre des mesures pour mettre fin aux scandales à répétition (tomates produites dans des conditions inhumaines, viande de cheval dans les lasagnes) et au gaspillage alimentaire. L'agriculture de proximité et la qualité devraient être promues, même s'il faut ouvrir un peu plus le porte-monnaie.

ats

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