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Les intermédiaires de Behring rejettent la faute sur lui

Le procès de l'ex-financier Dieter Behring s'est poursuivi mardi avec l'audition de nouveaux témoins.

Le tribunal pénal fédéral à Bellinzone où se joue le procès du financier bâlois.
Le tribunal pénal fédéral à Bellinzone où se joue le procès du financier bâlois.
Keystone

Le Tribunal pénal fédéral a interrogé plusieurs des intermédiaires financiers qui ont joué un rôle central dans le système à l'origine du succès et de la débâcle du Bâlois.

Les dépositions des intermédiaires ont constamment visé le groupe Moore Park de Dieter Behring. A plusieurs reprises, les intermédiaires ont déclaré que c'est bien Dieter Behring qui a travaillé avec l'argent qui était confié par les clients.

Les témoins n'ont toutefois pas pu expliquer de manière précise d'où ils tenaient les informations. Tous ont rappelé la très grande confiance qu'ils avaient longtemps accordée à l'accusé.

L'audition d'une ancienne employée d'un des intermédiaires a montré que, vu de l'extérieur, le système a fonctionné pendant des années. Les intérêts étaient payés dans les délais. Il n'y avait jamais de retard lorsqu'un investisseur rompait le contrat et exigeait que son argent lui soit remboursé.

Sans l'avocat bâlois

L'un des principaux intermédiaires, un avocat bâlois, n'a pas comparu mardi malgré la citation en bonne et due forme que lui a envoyée le Tribunal pénal fédéral. Le témoin aurait dû être interrogé à huis clos, en raison de son état de santé, donc sans la présence du public, ni celle des journalistes.

La défense de Dieter Behring a insisté afin que tout soit entrepris pour interroger ce juriste. Comme il est domicilié à l'étranger, les possibilités de le contraindre à un déplacement restent très limitées.

D'autres intermédiaires seront interrogés mercredi. Un ancien procureur qui a conduit l'enquête contre Dieter Behring et neuf autres coaccusés, avant que le dossier ne se focalise que sur le prévenu, sera également auditionné.

Agé de 61 ans, Dieter Behring répond d'escroqueries par métier. Selon l'acte d'accusation du Ministère public de la Confédération, il a trompé près de 2000 investisseurs entre septembre 1998 et octobre 2004.

Sa déconfiture fracassante a laissé un trou de près de 800 millions de francs. Elle est à l'origine d'une des plus grandes affaires financières jamais jugées en Suisse.

(ats)

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