Passer au contenu principal

Succession BurkhalterIsabelle Moret rechigne à parler de ses revenus

Ignazio Cassis et Pierre Maudet n'ont pas de problèmes à parler de leur déclaration fiscale. C'est moins évident pour la candidate vaudoise.

Le conseiller fédéral tessinois que les relations de la Suisse avec l'UE constituent une priorité pour 2018. (Jeudi 1 février 2018)
Le conseiller fédéral tessinois que les relations de la Suisse avec l'UE constituent une priorité pour 2018. (Jeudi 1 février 2018)
Keystone
Ignazio Cassis (2ème depuis la droite) sera le prochain ministres des affaires étrangètres. Laissé vacant par Didier Burkhalter, le DFAE restera donc en mains libérales-radicales. (Vendredi 22 septembre 2017)
Ignazio Cassis (2ème depuis la droite) sera le prochain ministres des affaires étrangètres. Laissé vacant par Didier Burkhalter, le DFAE restera donc en mains libérales-radicales. (Vendredi 22 septembre 2017)
Keystone
La présidente du PLR, Petra Gössi, a les faveurs de certains élus de droite, notamment de l'UDC, sous le Coupole. Elle a l'avantage d'être une femme de poigne et de représenter la Suisse centrale. Mais elle est alémanique et le PLR veut un(e) Latin(e).
La présidente du PLR, Petra Gössi, a les faveurs de certains élus de droite, notamment de l'UDC, sous le Coupole. Elle a l'avantage d'être une femme de poigne et de représenter la Suisse centrale. Mais elle est alémanique et le PLR veut un(e) Latin(e).
Keystone
1 / 63

Les trois candidats du PLR à la succession de Didier Burkhalter se sont soumis au test de la transparence fiscale. Mais si l'exercice ne pose aucun problème à Ignazio Cassis et Pierre Maudet, Isabelle Moret s'est montrée plus réticente, explique le Tages-Anzeiger dans son édition du 31 août.

La candidate vaudoise affirme pourtant qu'elle «est certainement des trois candidats celle qui gagne le moins». Une affirmation que le quotidien zurichois met en doute. L'administration fiscale cantonale ne veut pas dévoiler le dossier d'Isabelle Moret, contrairement à ce que prévoit la loi. Ce refus est rendu possible pour les personnes soumises à un forfait fiscal ou résidant dans le canton tout en relevant d'une autre autorité fiscale cantonale.

La conseillère nationale avance une autre raison au journal alémanique: elle se trouve en effet dans une procédure de divorce. La séparation a été prononcée à la mi-2015. Or la période d'envoi pour sa déclaration fiscale 2016 court jusqu'en octobre en raison de son statut d'indépendante et d'avocat-conseil, souligne la candidate vaudoise.

Pas d'autres revenus pour Pierre Maudet

Selon le Tages-Anzeiger, Isabelle Moret a empoché près de 310'000 francs avec ses multiples mandats. La conseillère nationale réplique que dans le canton de Vaud, il est d'usage pour les avocats de déduire la moitié de leurs revenus. Il s'agit de salaires pour les assistants parlementaires et de deux temps partiels, des charges sociales et assurances, des frais de transports, d'hébergements, de location de bureau et d'achat de matériel. Isabelle Moret estime qu'il lui reste 155'000 francs de revenus imposables.

L'exercice est plus simple pour Pierre Maudet, dont la rémunération de conseiller d'Etat est connue. Le Genevois ne peut pas avoir d'autres revenus annexes. Il perçoit donc un salaire annuel brut de 262'000 francs. et net de 225'000 francs. Après déduction de divers postes, comme le troisième pilier, versements à des partis politiques, charges professionnelles et taux hypothécaires, le revenu imposable avoisine les 200'000 francs.

Ignazio Cassis reçoit davantage

Ignazio Cassis a également joué le jeu de la transparence, mais il refuse d'évoquer les revenus de son épouse, radiologue dans un hôpital. Le Conseiller national reçoit donc 100'000 francs pour ses activités au Parlement, auxquels s'ajoutent des notes de frais qui ne sont pas imposables, tout comme pour Isabelle Moret.

La présidence de Curafutura lui rapporte 180'000 francs par an et son poste de président chez Curaviva est rémunéré à hauteur de 30'000 francs. Ses mandats de président des conseils de fondation Radix et Equam sont rétribués à raison de 9000 francs chacun. Quant aux cours qu'il donne dans les universités de Lausanne, Berne, Zurich et Lugano, ils lui rapportent chaque année entre 12'000 et 14'000 francs.

«Je déclare selon les années entre 330'000 et 350'000 francs de revenus», explique le candidat tessinois. Il précise ne demander «aucune déduction considérable» et n'a pas de frais de collaborateur. Le montant déclaré doit donc être comparable aux revenus imposables. Des trois candidats, Ignazio Cassis est ainsi celui qui se rapproche le plus des 445'000 francs que reçoit un Conseiller fédéral.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.