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Isabelle Moret interdit le port du masque au Parlement

La présidente du Conseil national n'a pas apprécié de voir l'UDC Magdalena Martullo-Blocher porter un masque de protection contre le coronavirus.

Pour Magdalena Martullo-Blocher, l'interdiction de porter un masque va à l'encontre de la liberté individuelle.

En ouverture de la session parlementaire de printemps, les présidents des Chambres Isabelle Moret (PLR/VD) et Hans Stöckli (PS/BE) ont rappelé le défi sanitaire que représentait le coronavirus pour la Suisse. Ils ont salué toutes les personnes touchées de près ou de loin par la maladie ainsi que le personnel soignant.

Alors que Magdalena Martullo Blocher (UDC/GR) siégeait avec un masque sur la figure, la Vaudoise l'a priée de l'enlever. L'intéressée a quitté la salle. Indécise, elle ne savait pas si elle se conformerait à l'injonction d'Isabelle Moret ou si elle suivrait les débats à distance, a-t-elle indiqué à Keystone-ATS.

Elle a dit avoir surtout le souci de n'infecter personne. Autour d'elle siègent en effet plusieurs conseillers qui font partie du groupe à risque, et la disposition étroite de la salle augmente le risque de contagion. Pour Mme Martullo Blocher, l'interdiction de porter un masque n'est pas juste. Elle va à l'encontre de la liberté individuelle.

Isabelle Moret a, selon l'élue UDC, appliqué une décision du bureau du conseil. Mais ce n'est pas conséquent: on ne lui a pas une seule fois demandé si elle s'était rendue dans une région à risque, alors que le canton de Berne a édicté ce genre de questionnement. Mme Martullo-Blocher s'est procuré son masque auprès de son entreprise.

La délégation administrative, la plus haute instance de l'administration du Parlement, estime que le port du masque est recommandé pour les personnes qui se sentent malades. Si ce cas devait se présenter dans les locaux du Parlement, la personne concernée présentant des symptômes devrait contacter sans délai un médecin. Mais sans symptôme, elle ne devrait pas porter de masque, afin de ne pas donner un mauvais signal, a-t-elle indiqué à Keystone-ATS.

Dans son petit préambule, la Vaudoise a enjoint ses collègues à renoncer aux poignées de main, conformément aux recommandations de l'OFSP. Mais pour conserver un brin de convivialité sous la Coupole, elle a proposé de se saluer en langue des signes durant cette session de printemps, une proposition de Mathias Reynard (PS/VS).

Alain Berset rappelle les règles

Le ministre de la santé, Alain Berset, qui participait aux débats du Conseil des Etats, a quant à lui rappelé les quelques règles d'hygiène en vigueur afin de se protéger contre la propagation du virus. Le virus se transmet par les mains dans la majorité des cas, a rappelé Alain Berset. Des mesures d'hygiène simples permettent aussi de se protéger, notamment de maintenir la distance avec les autres.

Le conseiller fédéral a encore rappelé que les enfants étaient de mauvais vecteurs du virus, contrairement aux jeunes et aux jeunes adultes entre 20 et 40 ans. Cela pose des problèmes surtout pour les personnes plus âgées et qui ont déjà des problèmes de santé. «Il n'y a pas de raison particulière d'avoir peur de la situation. Mais celle-ci exige une réponse claire en faveur de la sécurité de la population. Nous devons nous attendre à avoir plus de cas.»

Les visiteurs ne sont pas autorisés durant cette session parlementaire à cause du virus. Les débats peuvent être suivis sur internet. Les services du Parlement ont mis en place une task force sur le coronavirus.

(ats)

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