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«J'ai vécu des instants de grâce incroyables»

Manon Schick quitte son poste de directrice d’Amnesty International Suisse après dix ans. Malgré les attaques contre les droits humains, la Lausannoise garde la niaque.

Manon Schick, les droits humains n’ont pas la cote. Vous en aviez marre de défendre une cause perdue?

C’est vrai qu’il y a un sentiment d’impuissance qui engendre un ras-le-bol. Quand on constate par exemple les durcissements successifs de la loi sur l’asile, qui ont été acceptés par la population malgré nos efforts, on se pose des questions. Cela dit, j’ai vécu des instants de grâce incroyables chez Amnesty. Quand quelqu’un pour qui on s’est battus sort de prison ou gagne un procès, on se dit que ça valait la peine d’investir autant d’énergie juste pour cette personne. Et puis c’est une chance folle de pouvoir se dire qu’on change le monde, qu’on fait partie d’un mouvement capable d’influencer les gouvernements.

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