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Jeux olympiquesJO Sion 2026: facture salée pour les cantons?

Les cantons organisateurs des JO de Sion 2026 devront supporter les coûts d'un déficit de budget de fonctionnement, selon un document confidentiel.

Que reste-t-il des Jeux olympiques une fois ceux-ci terminés? se demande ce mercredi le Bund. Hormis quelques médailles et exploits sportifs, ce sont surtout des ruines et des montagnes de déchets que laissent en souvenir les JO pour bien des Suisses, répond-il. Ceci un mois après l'annonce du soutien du Conseil fédéral à la candidature de Sion 2026 jusqu'à hauteur d'un milliard de francs. «On sent de forts vents contraires», reconnaît le président de Swiss Olympic Jürg Stahl.

Document confidentiel

Des vents contraires qui devraient souffler encore bien plus fort ces prochains temps, en particulier en Valais, Vaud, à Berne, Fribourg ainsi qu'aux Grisons, soit les cantons qui accueilleraient les JO. Car si ceux-ci devaient se solder par un déficit, la facture sera très salée pour eux, souligne le journal bernois qui cite un document confidentiel du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). En effet, si le déficit du budget de fonctionnement dépasse la garantie de la Confédération, les coûts seraient alors à la charge de l'organisation ou des cantons organisateurs.

Jusqu'ici, les promoteurs de Sion 2026 avaient nié qu'une responsabilité en cas de déficit retomberait sur le dos des cantons. Le DDPS n'a pas commenté. Quant aux cantons concernés, ils se disent surpris, selon le Bund. Pour Christoph Ammann (SP), directeur de l'Economie du canton Berne, il est difficilement imaginable que son canton prenne en charge un risque de déficit. Il pourrait demander une garantie en ce sens dans la demande de crédit pour les JO. Le canton de Fribourg partage son point de vue, selon le journal.

Risque limité ou réel?

Pour le sénateur bernois Hans Stöckli, vice-président de Sion 2026, le risque d'un déficit reste limité. Dans les précédents jeux d'hiver, ce sont les coûts pour les infrastructures qui ont largement dépassés. Or en Suisse, ces infrastructures existent déjà. En outre, le budget des JO en Valais est très conservateur et a été calculé pour disposer d'une réserve de 215 millions de francs, soit 10% des dépenses. Enfin, les coûts globaux pourraient être considérablement réduits grâce à une plus forte implication des fédérales sportives internationales .

On a un son de cloche tout autre chez la conseillère nationale verte genevoise Lisa Mazzone, opposée aux JO. Pour elle, le budget comporte de grandes incertitudes. Elle rappelle que selon le cabinet de conseils PWC, les revenus issus du sponsoring pourraient être bien inférieurs aux attentes. Le danger que les JO se terminent par des pertes est donc réel, estime-t-elle.

En outre, le comité d'organisation a sous-estimé les coûts liés à la sécurité, rappelle-t-elle. Des coûts qui ne figurent pas dans le budget de fonctionnement mais qu'il faudra bien que quelqu'un paie. Et selon elle, tout montre jusqu'ici que ce sont les cantons qui devront passer à la caisse.

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