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Karin Keller-Sutter peut compter sur son fanclub

La candidate saint-galloise bénéficie de puissants soutiens sous la Coupole fédérale. Petite revue des forces en présence.

La candidature de Karin Keller-Sutter semble tellement écrasante qu'elle pourrait en décourager beaucoup.
La candidature de Karin Keller-Sutter semble tellement écrasante qu'elle pourrait en décourager beaucoup.
Keystone

Karin Keller-Sutter a dû patienter huit ans avant que celui qui lui avait brûlé la politesse dans la course au Conseil fédéral en 2010, à savoir Johann Schneider-Ammann, n'annonce sa retraite. Il lui reste encore 55 jours à batailler et à éviter les chausse-trapes mais elle pourrait compter sur un groupe d'élus à Berne bien décidés à la porter au pouvoir suprême, comme l'explique ce jeudi le Blick. Le «Fanclub KKS» compte de nombreux membres du PLR, le parti de la Saint-Galloise. Parmi les soutiens les plus fervents figure le conseiller national Thierry Burkart (PLR/AG) qui n'hésite pas à affirmer que «Karin Keller-Sutter au Conseil fédéral serait la meilleure chose qui puisse arriver à notre pays».

Vidéo: Karin Keller-Sutter annonce sa candidature au Conseil fédéral

Fort soutien au sein du PLR

Le conseiller aux Etats Andrea Caroni (PLR/AR), un temps sur la liste des papables avant qu'il ne jette l'éponge, soutient également sa collègue à la Chambre haute du Parlement. «Je ferai tout ce que je peux pour elle», a-t-il notamment affirmé. La présidente du parti Petra Gössi doit faire preuve de retenue mais n'en pense pas moins. «D'après son profil, elle a les meilleures conditions», a-t-elle jugé.

La première tâche de ce groupe PLR consiste à limiter le nombre de candidats au sein du parti. Pas question d'avoir un ticket à trois membres qui ne pourrait qu'augmenter les incertitudes pour leur favorite. Mais pour le moment, la Saint-Galloise est l'unique candidate déclarée.

Un français très apprécié

La conseillère aux Etats peut également compter sur des soutiens parmi d'autres formations politiques, même au sein du PS. Son collègue Konrad Graber (PDC/LU) et poids-lourd du Parlement ne cache pas sa préférence. A ses yeux, Karin Keller-Sutter apporte une sensibilité politique qui a beaucoup manqué au Conseil fédéral ces derniers temps.

Les Romands voient d'un bon oeil la Saint-Galloise à l'image du conseiller national Jean-François Rime (UDC/FR). Celui qui est également président de l'Union suisse des arts et métiers (usam) loue le français quasi-parfait de la candidate.

«Je la soutiens sans réserve et ferai de même au sein de mon groupe. Dans le passé, nous avons eu des conseillers fédéraux qui ne parlaient pas vraiment français. Avec «KKS», il n'y aurait certainement plus de faux pas en français.»

Ironie de l'Histoire, c'est Jean-François Rime qui avait pavé la voie au Conseil fédéral pour Johann Schneider-Amman en 2010 avec ses attaques répétées contre la pertinence du siège du PLR au sein du gouvernement. Il avait ainsi contribué à écarter la Saint-Galloise de la course.

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