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Une large alliance se mobilise en faveur du rail

Une alliance de 26 organisations et formations politiques écologistes favorables aux transports publics a plaidé jeudi à Berne pour un oui au financement de l'infrastructure ferroviaire (FAIF) le 9 février.

Le comité de l'Alliance pour les transports publics
Le comité de l'Alliance pour les transports publics
Keystone

Le projet de financement et d'aménagement de l'infrastructure ferroviaire (FAIF) soumis au peuple le 9 février est une nécessité. L'Alliance pour les transports publics qui regroupe une vingtaine d'organisations et partis politiques a défendu jeudi un maillon indispensable au succès du modèle helvétique.

Les Suisses sont les champions du monde en matière d'utilisation du rail. Et la demande devrait croître de 50% d'ici à 2030. Or sur l'arc lémanique par exemple, les trains sont déjà bondés, les voyageurs debout et les noeuds de Lausanne et Genève saturés.

Très cher en cas de «non»

Le projet FAIF pérennisera le financement de l'entretien et permettra des améliorations ciblées du réseau, afin qu'il réponde aux besoins futurs, a expliqué le conseiller national Roger Nordmann (PS/VD), président de l'Alliance pour les transports publics. Mais tous les voeux de construction n'ont de loin pas pu être exaucés pour la première étape de 6,4 milliards de francs d'ici à 2025.

Selon Roger Nordmann, rouler en train ne deviendra pas trop cher. S'il y aura bel et bien une hausse des tarifs, elle devrait être minime :

Le projet est équilibré, a argumenté le conseiller national Jürg Grossen (PVL/BE). Tout le monde devra mettre la main au porte-monnaie: la Confédération, les cantons, les compagnies ferroviaires et le public. Non seulement le billet de train devrait renchérir, mais la TVA sera relevée d'un pour mille de 2018 à 2030 et la déduction fiscale accordée par la Confédération aux pendulaires sera limitée à 3000 francs.

Fin du privilège de l'automobiliste

Ce dernier point est le plus discuté, a relevé le Vert'libéral. Mais l'absence de limite actuelle profite avant tout aux automobilistes des agglomérations parcourant de longues distances et disposant d'un revenu de plus de 120'000 francs. Le FAIF permettra d'en finir avec l'absurdité de déductions de 70'000 francs par an. Automobilistes et usagers du train seront placés à égalité.

Les trajets seront aussi plus sûrs car ce sera la fin des économies à tout prix, a plaidé Kurt Schreiber, président de Pro Rail Suisse. Au lieu d'être rognées en fin d'année, les dépenses d'entretien seront fixées annuellement d'avance, ce qui évitera les dérangements.

Pour la Suisse romande

La votation est d'une importance majeure pour la Suisse romande, a précisé de son côté la conseillère nationale Anne Mahrer (Verts/GE). Selon elle, la région doit rattraper 25 ans de retard en matière d'investissement.

Avec le projet, l'axe nord-ouest sera amélioré via Berne, les noeuds ferroviaires de Lausanne, Genève, Berne et Bâle seront développés. Il y aura aussi des trains toutes les 30 minutes sur divers tronçons dont ceux de Bienne-Neuchâtel-Lausanne.

Néanmoins, la conseillère nationale déplore le manque de collégialité de ses collègues genevois :

En Europe, le système suisse est toujours pris comme modèle, a relevé Giorgio Tuti, vice-président de l'alliance et président du Syndicat du personnel des transports (SEV). Le secteur qui génère 10,4 milliards de francs de valeur ajoutée directe et emploie 100'000 personnes doit continuer à contribuer à la prospérité économique du pays.

Projet écologique

Pour le WWF Suisse, pas de mobilité durable sans rail fort. Le projet est écologique: 60% des fonds prévus iront à l'entretien et seulement 24% sont dévolus à de nouvelles infrastructures, a précisé le directeur général Thomas Vellacott. Mais un développement du rail ne risque-t-il pas de nuire davantage au territoire suisse? Pas forcément, répond-il :

Pour mettre «La Suisse sur la bonne voie» comme le dit son logo, l'Alliance investit 1 million dans la campagne. Le projet FAIF est un contre-projet à son initiative «pour les transports publics» qui a été retirée à son profit. Il prévoit la constitution d'un fonds unique d'infrastructure ferroviaire pour financer à la fois l'exploitation, l'entretien et l'extension du réseau suisse.

(ats)

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